Méditation du 10 novembre du frère Gilles-Hervé Masson o.p

Méditation du 10 novembre du frère Gilles-Hervé Masson o.p

Méditation mardi de la 32ème semaine du temps ordinaire

Tt 2, 1-8.11-14 | Ps 36 (37) | Luc 17, 7-10

 

Simples serviteurs à l’image du seul Serviteur.

Figure aujourd’hui au calendrier liturgique la mémoire de Saint Léon le Grand. Il fut pape au Vème siècle et vécu, à ce titre, des moments d’histoire passablement tragiques : tous ceux que l’on sait à l’occasion des invasions barbares. Il aura aussi été un théologien éminent dans ces temps, lointains pour nous, des grands conciles qui essayaient – non sans difficultés ! – de formuler la foi, de mettre des mots sur ce que les disciples du Christ croyaient et même de préciser les contenus de la foi.
A ce titre, il aura beaucoup contribué à mieux donner à comprendre le mystère de l’Incarnation. Et comme souvent, ce qui nous intéresse ce ne sont pas tant les subtilités du discours théologique (malgré tout l’intérêt qu’elle peuvent avoir !) que le point d’impact dans nos vies de ces quelques mots trouvés chez Saint Jean, dès le début de son évangile : « Le Verbe s’est fait chair », Dieu s’est fait homme… Et ce point d’impact il se trouve formulé par une sorte d’adage qui circule chez les pères : « Le Fils de Dieu s’est fait fils des hommes afin que les fils des hommes deviennent fils de Dieu ».
Devenir « fils (et filles !) de Dieu »… tout un programme ! Cela signifie devenir non pas tout-puissants mais serviteurs, à l’image du seul et unique Fils, lui que nous voyons dans l’Évangile se mettre aux pieds de ses disciples pour les leur laver…
Et c’est ce même Fils, Jésus, qui nous dit dans l’évangile de ce jour que ce qui importe c’est d’avoir accompli le service que l’on doit accomplir ou d’avoir rendu le service que l’on peut rendre, à l’image de ce que lui-même à fait pour nous.
Qu’il y faille beaucoup de gratuité et que ce ne soit pas facile, tout le monde en conviendra ! Est-ce une raison pour ne pas relever le défi ? Sûrement pas !
Avis d’autant plus urgent à recevoir que les temps que nous traversons aurons besoin de pas mal de main d’œuvre car, entre pandémie et dangers politiques, les besoins ne manquent pas (et ne sont pas prêt de manquer) pour qui veut servir !

 



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