Mercredi 4 décembre, de 18h30 à 20h30
Inauguration d’une oeuvre contemporaine sur le thème de la Nativité

UN COME-BACK ANNUEL
Un projet d’Enzo Certa
en collaboration avec Cassandre Rain

L’installation est une œuvre complexe qui revisite les codes classiques des scènes de la Nativité avec une écriture contemporaine. Peintres et dessinateurs, les deux artistes ont choisi de révéler à la fois la dimension sacrée et le caractère festif et joyeux de la naissance, renouant avec ce sujet omniprésent dans l’histoire de l’art. La scène, dessinée sur des panneaux en bois découpés, vient créer un dialogue avec l’architecture et les peintures de l’église grâce à l’exubérance des couleurs et la disposition des volumes dans l’espace.
Les deux artistes s’expriment à travers des œuvres de grande dimension où culture classique et contemporaine s’entrechoquent, où l’humour répond à l’histoire, le baroque au maniérisme et où la peinture dialogue avec le dessin. En incarnant ce qui s’est passé il y a plus de deux mille ans avec des moyens plastiques renouvelés, ils nous invitent à réfléchir à la place que chacun d’entre nous donne dans son quotidien à la dimension universelle de cette naissance.

• Vernissage le mercredi 4 décembre, de 18h30 à 20h30
• Présentation de l’oeuvre en présence des artistes le samedi 7 décembre à 17h
• Exposition du 1er décembre au 2 février 2020

Messe grégorienne pour le temps de l’Avent

Les messes des vendredis de l’Avent (du 6, 13 et 20 décembre, 18h) seront des messes grégoriennes.

Elles seront chantées dans la Chapelle de la Vierge par l’ensemble vocal féminin Lux cantus, né de l’enthousiasme et de la passion pour cette tradition de ses chanteuses et des membres du Chœur grégorien de Paris.

On peut comparer le chant grégorien à une icône qui ne sert pas simplement à satisfaire nos exigences esthétiques, qui ne reflète pas simplement nos passions humaines, mais qui est une sorte de « fenêtre », de « guide » vers un autre monde divin, vers lequel nos esprits s’élèvent et duquel nous recevons les dons spirituels. De par leur caractère méditatif et intimement biblique (la ligne mélodique du grégorien est intimement liée à son texte biblique), ces messes grégoriennes ont pour dessein de préparer le fond de nos cœurs à la vibration du mystère de Noël.

Samedi 7 décembre, de 10h à 12h30
Lecture continue de l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu dans l’église

INVITATION à vous ARRÊTER pour ÉCOUTER

Une expérience unique de pause et d’écoute.
Dans le flux et la course du temps, dans la surabondance d’informations et de mots… S’arrêter pour laisser la parole à un essentiel. L’évangile demeure une Parole qui interroge et parle au cœur.

Nous lisons aujourd’hui l’évangile selon saint Matthieu – qui nous accompagnera durant toute cette année 2019/2020. Une voix singulière à écouter …Soyez bienvenus !

Dimanche 15 décembre, de 13h30 à 15h
Présentation du livre « La Grâce de Saint-Eustache »

Pour cet événement, nous avons convié ses 17 auteurs et plus grands spécialistes : historiens, historiens de l’art, architectes, théologiens, écrivains et musiciens.

Au programme : une séance de dédicaces qui vous invitera à découvrir et échanger avec eux sur ce livre qui retrace les grandes étapes de l’histoire et de la vie de l’Église Saint-Eustache, la paroisse des Halles au cœur de Paris, de ses origines à ses rénovations les plus contemporaines.

Dimanche 15 décembre à 15h30
Chants de Noël avec les Chanteurs de Saint-Eustache sous la direction de Lionel Cloarec

Au programme :

• Machet die Tore weit de Andreas Hammerschmidt (1611-1615)
• Alma redemptoris de Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525-1594)
• My Lord has come de Will Todd (1970-)
• magnum mysterium de Tomás Luis de Victoria (1548-1611)
• Entre le bœuf et l’âne gris de Jean Langlais (1907-1991)
• Noël nouvelet de Jehan Alain XX siècle (1911-1940)
• C’était à l’heure de minuit de Jean LanglaisDouce nuit de F. X. Gruber (1787-1863)
• Les anges dans nos campagnes (sommeil de l’enfant Jésus ) Mélodie du XIII siècle
• Es ist ein Ros entsprungen de Michael Praetorius (1571-1621) et Jan Sandström (1954-)
• Ô viens, Emmanuel ! Mélodie française du XVè siècle
• Ding dong merilly on high sur une mélodie française du XVIè siècle
• Adeste Fideles John Francis Wade (1711-1786)

Libre participation

Mercredi 18 décembre

19h, Célébration pénitentielle de l’Avent

Mardi 24 Décembre

Messes avec les Chanteurs de Saint-Eustache et orgues
19h, Messe de la Nuit de Noël avec les familles
20h30, Noël de La Soupe avec chants traditionnels
22h, Messe de la Nuit de Noël

Mercredi 25 Décembre
Nativité du Seigneur

10h, Ouverture de l’église

11h, Messe du Jour de Noël avec les Chanteurs de Saint-Eustache et orgues

17h, Audition d’orgue par Baptiste-Florian MARLE-OUVRARD
Au programme :
Nikolaus BRUNHS (1665-1697), Prélude en Sol Majeur
Olivier MESSIAEN (1908-1992), Les Bergers ; Desseins Eternels ; Dieu parmi nous ; Extraits de La Nativité
Pierre PINCEMAILLE (1956-2018), Prologue et Noël Varié
Libre participation

18h, Messe du Jour de Noël

Lundi 30 décembre
La Sainte Famille

9h30, Messe
11h, Messe
17h30, Audition d’orgue
18h, Messe

Mercredi 1er janvier 2020
Sainte Marie, Mère de Dieu

12h, Ouverture de l’église
12h30, Messe

Dimanche 5 janvier 2020
Épiphanie du Seigneur

9h30, Messe
11h, Messe
17h, Audition d’orgue
18h, Messe

Dimanche 12 janvier 2020
Le Baptême du Seigneur
Journée de La Soupe Saint-Eustache

9h30, Messe
11h, Messe
17h-17h45, Audition d’orgue
18h, Messe

Vœux du curé

Le père Yves Trocheris, prêtre de l’Oratoire, curé, ses confrères prêtres et toute l’équipe de Saint-Eustache seront heureux de vous retrouver pour le 2ème dimanche du Temps Ordinaire

le dimanche 19 janvier 2020

11h – Messe avec les Chanteurs de Saint-Eustache, le chantre, le grand orgue et l’orgue de chœur

12h30 – Vœux du curé autour d’un apéritif dans l’église

Une œuvre en volume sur le thème de la Nativité

La Nativité

Sur une proposition de Yves Trocheris, curé de Saint-Eustache, les étudiants des Beaux-Arts de Paris se sont vu proposé cette année de concevoir une œuvre en volume sur le thème de la Nativité. Dix-huit dossiers ont été envoyés et le jury (1) a eu fort à faire pour prendre une décision : les projets artistiques engageant chacun une attention particulière sur la nature, la nécessité et le sens d’une telle représentation. C’est finalement la proposition d’Enzo Certa et Cassandre Rain qui a été retenue.

Renouer avec la tradition

La Nativité est le sujet qui figure le plus souvent dans l’histoire de la peinture. Cependant, les codes de représentation de cet événement, à la fois ordinaire et si extraordinaire, ont évolué au cours des siècles, quitte parfois à provoquer des polémiques mais sans jamais épuiser le sujet. Enzo Certa et Cassandre Rain connaissent bien les œuvres qui les ont précédés et s’affronter à un sujet religieux a été pour eux un réel enjeu. Peintres et dessinateurs, ils ont choisi de renouer avec les codes classiques, d’exprimer à la fois la dimension sacrée et le caractère festif et joyeux de cette naissance, de la mettre en scène. L’exubérance des couleurs, la dynamique des traits, la présence des volumes dans l’espace, nous proposent de partager la richesse de leur perception.

Réinventer une figuration

Mais les artistes sont aussi des chercheurs. S’ils savent renouer avec la tradition, il leur est nécessaire à tout moment d’exprimer leur propre créativité. Quand Paul VI écrit que « L’Église a besoin des artistes », c’est que ceux-ci se nourrissent de la tradition tout en osant lui donner une nouvelle dynamique. Enzo Certa et Cassandre Rain s’expriment à travers des œuvres de grande dimension où s’entrechoquent culture classique et contemporaine, où l’humour répond à l’histoire, le baroque au maniérisme, où la peinture dialogue avec le dessin. Les conventions iconographiques consacrées par l’usage ont alors moins d’importance que leur choix et leur mise en espace dans leur œuvre singulière.

En incarnant ce qui s’est passé il y a plus de deux mille ans avec des moyens plastiques renouvelés, ils nous invitent ainsi à réfléchir à la place que chacun d’entre nous donne dans son quotidien à la dimension universelle de cette naissance.

L’église Saint-Eustache remercie Lorraine Gobin, Directrice du Fonds culturel Rubis Mécénat, pour son précieux soutien au travail des artistes, Jean de Loisy, Directeur des Beaux-Arts de Paris, Fabienne Grolière, responsable du Mécénat et des partenariats aux Beaux-Arts de Paris et l’ensemble des artistes qui ont bien voulu participer à l’appel à projet de cette année.

Françoise Paviot
Chargée de l’art contemporain à l’Église Saint-Eustache

(1) James Cunningham, Lorraine Gobin, Fabienne Grolière, Juliette Le Bihan, Bernard de Montferrand, Françoise Paviot et Yves Trocheris.

À vos  agendas :

  • Vernissage le 4 décembre 2019, de 18h30 à 20h30
  • Présentation de la crèche en l’église en présence des artistes le 7 décembre à 17h
  • Exposition du 1er décembre 2019 au 2 février 2020

« Je vous annonce une grande joie : aujourd’hui vous est né un Sauveur »

« Y a d’la joie sur fond de tristesse » disait Raymond Devos, fin connaisseur de la vie, de ses aléas, de ses interrogations, de ses profondeurs. Pour faire réfléchir, autant que pour exorciser le vertige de vivre mais aussi pour offrir à ses auditeurs de roboratives parenthèses de rire, il s’était fait magicien des mots et de l’humour, avec le succès que l’on sait.

Et les raisons de tristesse ou d’inquiétude ne manquent pas, où que se pose le regard. Alors même que le décor de Noël se met en place dans nos rues, que le marché de Noël prend ses quartiers sous la canopée, le quotidien ne perd rien de son poids. Il le perd d’autant moins que « ce-qui-va-mal » trouve de complaisants et efficaces relais dans les médias et les réseaux sociaux où le flux des mauvaises nouvelles – vraies ou fausses du reste – ne s’arrête jamais. Quel dommage ! Quelle fatigue aussi ! Usant ! Les vrais problèmes ne sont que trop préoccupants. Ils causent un vrai souci, appellent de vrais engagements mais on ne joue que trop à se faire peur au point de risquer l’épuisement.

Le Messie dont nous fêtons la naissance est arrivé dans le même monde que celui que nous connaissons. Il vient au monde dans un peuple à l’histoire complexe et douloureuse, en des temps d’occupation étrangère. La première annonce de l’heureux événement, nous dit-on, est pour les bergers. Les extrêmes se rejoignent lorsqu’une créature céleste, un ange, annonce aux sans-grade d’ici-bas : « Je vous annonce une grande joie : aujourd’hui un Sauveur vous est né ». Et ledit Sauveur naît dans les conditions de précarité dont ils sont familiers, il entre en humanité par le bas de l’échelle sociale : accueilli dans une grotte et couché dans une mangeoire… on aurait pu rêver mieux pour lui (comme pour tant d’autres) !

Reste que c’est bien la joie que vient proposer cet enfant, le « Divin enfant »,  lorsqu’il prend l’âpre condition humaine. Et à chaque Noël c’est cette même joie qui s’invite. Désir têtu de joie et de douceur partagées pour faire pièce à la gravité du monde.

Dans la personne de Jésus, Dieu sollicite l’hospitalité d’une humanité qui, semble-t-il, n’a pas grand chose à lui offrir. A moins que précisément l’hôte divin ne vienne pour que ses frères et sœurs en  humanité n’aient pas seulement regard à ce qui les attriste mais aient aussi regard à ce qui les grandit, leur ouvre le cœur et un horizon de bonheur. De son propre aveu il vient « pour que sa joie soit en nous et que notre joie soit parfaite ». C’est cela que nous accueillons à Noël.

Alors : Joyeux Noël à tous et à toutes !

Gilles-Hervé Masson, dominicain, vicaire.

6 Partages
Tweetez
Enregistrer3
Partagez3