Une paroisseau cœur de Paris


Située dans le quartier historique des Halles, Saint-Eustache est l’une des églises les plus visitées de Paris. Elle se distingue notamment par ses dimensions, la grande richesse des œuvres d’art qu’elle abrite, et son grand orgue. Fidèle à sa tradition musicale, l’église accueille toute l’année des formations philarmoniques, des chœurs, et des festivals prestigieux.

HORAIRES DES MESSES
Du lundi au vendredi : 7h30 (SAUF pendant vacances scolaires) et 19h

Samedi : 18h30
Dimanche : 11h et 18h30 (Vêpres solennelles à 18h)

 

TEMPS PASCAL 2026

Messes de l’Ascension : jeudi 14 mai 2026 à 11h et 18h30 (Attention, la messe du mercredi 13 mai à 19h est la messe du jour, et non la messe anticipée de l’Ascension), Vêpres à 18h

Messes de la Pentecôte : samedi 23 mai 2026 à 18h30, dimanche 24 mai 2026 à 11h et 18h30

 

LA MUSIQUE PENDANT LES MESSES DOMINICALES
Messe du samedi à 18h30 : accompagnée par orgue de chœur et chantre
Messe du dimanche à 11h : accompagnée par les 2 orgues (orgue de chœur et grand orgue) + chantre + chœur (ou quatuor)
Messe du dimanche à 18h30 : accompagnée par grand orgue et chantre

Horaires d'ouverture de l'église

Accès handicap : au niveau de la porte centrale vitrée face au jardin Nelson Mandela (transept sud de l’église)

Si cette porte est fermée (par exemple en cas de mauvais temps), vous pouvez appeler le sacristain qui viendra vous ouvrir au 06 33 62 98 06.

Projet pastoral del’Eglise Saint-Eustache

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Le défi du catéchuménat, invitation

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Éditorial de Saint-Eustache


Lucas, néophyte assumé et heureux

« Je vais avoir 33 ans, l’âge du Christ » est l’une des premières confidences de Lucas. Un sacré programme pour ce tout jeune néophyte. Baptisé la nuit de Pâques, il a gardé le vêtement blanc pour rentrer chez lui, renouant ainsi sans le savoir avec une tradition du Moyen Âge. Cette tenue accompagnée du cierge reçu au moment du rite de la lumière n’ont pas manqué d’étonner quelques passants dans la rue. Mais Lucas assume ce nouvel état de baptisé, comme en témoigne la grosse croix pectorale en bois qu’il a fabriquée lui-même, et qu’il porte au moment de l’interview.

Avec des parents athées, rien ne semblait prédisposer Lucas dans son enfance à devenir disciple du Christ ; c’est pourtant sa mère, enseignante de l’Éducation nationale (réputée pour son anticléricalisme !), qui fait figure de premier témoin sur son chemin. Son sens du sacrifice, sa douceur, sa générosité, sa capacité de pardonner marquent Lucas. Elle est aussi la première personne que Lucas va porter : victime d’abus sexuels dans son jeune âge, elle sombre adulte dans l’alcool et dans la dépression. Lucas lui viendra en aide à plusieurs reprises après la séparation de ses parents.

Des modèles viennent ensuite nourrir son imaginaire : Saint Martin d’abord. Que ce chevalier généreux partage son manteau avec un pauvre a rapidement suscité son admiration, alors que Lucas n’aurait jamais envisagé de couper en deux sa cape de déguisement en polyester !

Jeanne d’Arc ensuite, qui reste sa sainte de cœur encore aujourd’hui. Lucas a même fait un pèlerinage vers sa maison natale et son église de baptême.

Au-delà de ces figures, à plusieurs reprises, Lucas sent une force qui le dépasse et le pousse à prendre des risques pour sauver des vies : descendre sur les rails du métro remonter un malheureux qui s’y était jeté, ou sur un toit rattraper un copain qui commençait à glisser.

Au lycée, il fréquente des musulmans. En recherche, il commence à lire le Coran. Les obsèques du grand-père d’un ami lui donnent l’occasion d’entrer dans une église. À la même époque, son amitié avec le seul chrétien du lycée lui permet de dépasser les clichés sur les cathos : non, ils ne sont pas tous riches, intolérants ou pédophiles. Et ils peuvent même faire preuve d’ouverture d’esprit.

Lucas se met à lire les évangiles, à s’intéresser aux saints du calendrier, à aller à la messe, bien qu’il n’ait pas les codes. En regardant des films, son attention est attirée par les invocations du nom de Dieu («  De mes doigts, Seigneur, ne sois pas loin » du sniper d’Il faut sauver le soldat Ryan), ou par des citations bibliques (le personnage de Fury qui cite le chapitre 6 d’Isaïe).

À 20 ans, Lucas se demande comment devenir chrétien. Il est au départ persuadé que si l’on n’a pas été baptisé bébé, c’est trop tard. À la faveur d’un déménagement dans le Vaucluse, il commence un parcours de catéchuménat. Un patron qui ne tient pas parole l’incite cependant à démissionner de son travail et à quitter la région. Il rencontre quelques doutes, tout en se sentant paradoxalement également accompagné par une présence supérieure. La pratique intensive du sport (musculation, tir) l’aide à surmonter les épreuves de la vie, à garder un « mens sana in corpore sano ». Et surtout, en 2021, il promet à son frère d’être bientôt parrain de son neveu. De retour à Paris, Lucas reprend son parcours de catéchuménat à Sainte-Marie des Batignolles. Puis Maxime, un ami policier, l’amène à Saint-Eustache : Lucas est d’emblée séduit par les chants latins, et les homélies « viriles et douces ». Et c’est enfin le baptême, le 4 avril 2025. Pour Lucas, cela reste une étape, et non un aboutissement. Il mesure aujourd’hui les grâces reçues lors de son cheminement vers le baptême : les nouvelles amitiés (Jimmy, Maxime, Aurélien), les parrainages par anticipation (après son neveu, il est également devenu le parrain du fils d’un ami), le fait de se sentir heureux et protégé.

Il est désormais prêt à partager ce qu’il a reçu, pourquoi pas en accompagnant à son tour des catéchumènes ?

À suivre…

Odile Guégano, d’après une interview de Lucas

 

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Musique à Saint Eustache


La réputation de Saint-Eustache est autant due à la splendeur de son architecture qu’à sa tradition musicale forgée de nombreux souvenirs de grands musiciens au fil des siècles. Aujourd’hui paroissiens et visiteurs de toutes nationalités se pressent par milliers chaque année dans une église ou tradition musicale et modernité se perpétuent avec vigueur.

Intégrés à la liturgie, chant et orgue animent les offices solennels de l’année liturgique et la grand messe dominicale du matin. On peut y entendre une musique polyphonique exécutée par les acteurs musicaux de la paroisse : organistes du Grand Orgue et de l’Orgue de chœur, chanteurs sous la direction du maitre de chapelle ou solistes. Le chant sacré polyphonique de la renaissance à nos jours y est mis à l’honneur dans la continuité du Révérend Père Martin, créateur des Chanteurs de Saint-Eustache, au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Chaque dimanche à 17h, organistes titulaires ou invités, offrent sur l’un des orgues plus beaux de France une audition, très prisée du public.

Tournée vers différents publics et avec une grande diversité, la paroisse Saint-Eustache accueille dans le respect du lieu et de la pastorale de nombreux concerts et festivals. Orchestres philharmoniques, chœurs et autres formations participent à la réaffirmation d’une tradition musicale ancestrale.

Informations et agenda musical

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