La Parole se vit à Saint-Malo

La Parole se vit à Saint-Malo

Le groupe « Vie de la Parole » s’est déplacé tout entier à Saint-Malo ce week-end passé pour rendre visite à Colette Saint-Marc, paroissienne âgée retirée à Saint-Malo. Colette a 90 ans passés et… continue à conduire (petites natures s’abstenir !). Il s’agissait à la fois de lui signifier notre présence amicale et de poursuivre avec elle la vie de notre groupe. Car les échanges sur les Ecritures ont aussi (et peut-être avant tout) pour effet de créer des liens entre les participants.

A force de nous dire les uns aux autres comment nous avons vécu ou essayé de vivre, parfois sans y arriver ! – telle ou telle Parole de l’Ecriture que nous nous étions donnée comme programme pour le mois, nous finissons par nous connaître et nous apprécier, jusque dans nos défauts. D’où une amitié profonde et simple.

Bien évidemment, Colette s’était mise en quatre pour recevoir le groupe de 6 personnes que nous formions. Il faut dire qu’elle n’y croyait guère car les agendas sont souvent pleins et Saint-Malo a l’air loin.  Non seulement elle nous a fait profiter de la cuisine malouine, de la plage et de la ville, mais elle avait aussi invité un couple ami, partie prenante d’un groupe malouin auquel désormais elle appartient. Il s’agit d’un groupe qui pratique la lectio divina, un peu comme celui qu’a créé Anne Roul, « dialogue contemplatif ». Nous avons donc passé un bon moment ensemble, chaque groupe faisant participer, au moins un peu, l’autre à sa méthode de lecture et de vie.

En visitant la cathédrale Saint-Julien, le dimanche matin, nous avons plusieurs fois pensé à Saint-Eustache. Comme Saint-Eustache la cathédrale de Saint-Malo possède des trésors qui attirent les passants, comme elle, elle est à la recherche du meilleur accueil de tous. Équilibre difficile. Le midi, à la demande d’Yves Trocheris, nous avons travaillé sur le lien parfois complexe entre art et spiritualité.

Et nous avons conclu : « si la musique, l’art, la beauté, portent évidemment vers une transcendance et doivent à ce titre être appréciés et promus,  ils comportent néanmoins le risque d’une passivité et d’un esthétisme. Que l’art ne l’emporte pas sur l’humain, sur l’accueil ! L’intégration de l’art dans une pastorale pose toujours la question de l’accueil des personnes ».

 

                                                                                                                                                     Jean-Pierre Rosa, responsable du groupe, « Vie de la Parole » à l’église Saint-Eustache.

         



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