Pendant le Carême 2026, sur une durée de quatre semaines, l’édito de la FIP met en lumière les actions solidaires portées par la paroisse.

 

Quatrième semaine : le centre Cerise

 

Quelques repères

Fondé en 1998 par le père Gérard Bénéteau, le centre Cerise (Carrefour Echanges Rencontre insertion Saint-Eustache), dirigé par Delphine Roux-Braz, compte aujourd’hui 7 salariés, 145 bénévoles (qui peuvent être aussi usagers), 500 adhérents et environ 1000 personnes par an qui viennent pour des activités. À l’origine, Cerise proposait l’hébergement de 19 jeunes actifs en chambre individuelle avec sanitaires collectifs, des cours de FLE (français langue étrangère) et des concerts en lien avec le CNSM de Paris (Conservatoire national supérieur de musique), une fois tous les quinze jours. Aujourd’hui, le foyer de Jeunes travailleurs héberge 19 jeunes femmes et hommes de 18 à 25 ans dans des studios tout équipés, le foyer ayant été réhabilité en 2019. Côté centre socioculturel, en plus des activités linguistiques, on trouve également des permanences d’écrivains publics et d’aide au numérique, des activités pour les seniors, les adolescents et les familles, un café associatif. Enfin, Cerise-hors-les murs propose à une population très mélangée (habitants du quartier, personnes de passage, SDF, jeunes…), la Ludomouv, un espace de jeux en plein air, place Maurice Quentin (près de la Canopée des Halles) les mercredi et samedi après-midi. En 20 ans, Delphine constate que la barrière sociale qui pouvait exister entre bénévoles et usagers n’existe plus. Certains bénévoles peuvent être aujourd’hui en situation précaire et s’épanouir dans leur service.

Les projets

Un espace-cuisine va être recréé au sein du café Reflets, afin de proposer des repas bon marché en semaine. Cerise cherche un sous-traitant qui pourrait livrer les repas. L’accueil va être réaménagé à l’été, ainsi que le coin-enfants du café.

Les joies

La diversité des propositions, des publics accueillis est très enrichissante. Les bénévoles ont aussi des parcours de vie très variés. Travailler à Cerise est très riche humainement.

Les difficultés

Certaines personnes accueillies souffrent de pathologies psychologiques, voire psychiatriques, de toxicomanie. Dans ces conditions, comment assurer un cadre à la fois bienveillant et sécurisant ?

Les bénévoles sont confrontés à des questions de plus en plus techniques et complexes. Pour y répondre, ils doivent être solidement formés aux questions portant sur le handicap, le logement, le droit des étrangers, etc.

Le travail administratif prend du temps : un salarié en plus serait le bienvenu, ce qui n’est cependant pas prévu pour des raisons financières. Une recherche de mécénat de fin de carrière est à l’étude. À bon entendeur….