Pendant le Carême 2026, sur une durée de quatre semaines, l’édito de la FIP met en lumière les actions solidaires portées par la paroisse.

 

Troisième semaine : La Soupe-Saint-Eustache

 

Quelques repères

Fondée en 1984 par le père Denis Perrot, La Soupe, après Christophe de Blignères, Xavier du Boisbaudry et Gérard Seibel, a aujourd’hui pour président Jean-Claude Scoupe. La mission de cette association est de distribuer gratuitement des repas à la porte de l’église chaque jour à 19h30, du 1er décembre au 31 mars. Chaque personne reçoit un repas chaud, et repart avec un en-cas pour le lendemain. Chaque jour sont distribués en moyenne 280 repas chauds. En une saison, cela représente 38 tonnes de nourriture, 31 000 repas chauds (et autant d’en-cas). Depuis la crise du COVID, la population bénéficiaire a changé : on est passé d’une majorité de SDF à seulement un tiers de SDF pour 2/3 de travailleurs précaires.

Les préoccupations actuelles

Le local actuel de préparation des repas est provisoire ; La Soupe est actuellement en pourparlers pour obtenir un local pérenne. Le lieu pressenti rue Montesquieu nécessite un gros budget d’investissement pour la cuisine. Le président est à la recherche de mécènes et compte aussi sur le prochain budget participatif de la Ville de Paris.

Les joies

Les bénévoles de La Soupe voient immédiatement les effets de leur action : collecter, cuisiner, distribuer, cela se fait sans intermédiaire. On se sent tout de suite utile.

Jean-Claude Scoupe n’a d’ailleurs aucun problème pour recruter des bénévoles.

Les dons en nature (pain, gâteaux, viennoiseries) sont également suffisants.

Les difficultés

– Elles sont d’abord d’ordre financier. Les dons sont en baisse de 40% par rapport à l’an dernier. Certains aliments (viande, légumes et fruits) sont achetés, et leurs prix ont augmenté.

– Le nombre de repas servis peut varier d’un jour à l’autre : 240 un jour, 290 le lendemain. Il est donc compliqué de prévoir les quantités à préparer.

– Les travailleurs pauvres ne cherchent pas le contact, comme peuvent le faire les SDF. Certains bénévoles regrettent de vivre moins de relations fraternelles avec les bénéficiaires qu’il y a quelques années.

– Les normes, les règles (d’hygiène, de sécurité…) rendent le travail et les dons en nature moins nombreux et plus difficiles à accepter. Il est par exemple maintenant interdit de recueillir des restes de toute nature (salades, produits laitiers, plats préparés…), la chaîne du froid n’est pas considérée comme assez bien respecté