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« L’autre n’est pas une menace. L’autre n’est pas un concurrent dans une bataille sans fin pour la survie du plus fort. L’autre n’est pas un mal qui doit être marginalisé ou éliminé », déclare Mgr Auza: « L’autre est un bien objectif et subjectif ».

La Mission permanente d’observation du Saint-Siège auprès de l’ONU a organisé un événement parallèle intitulé « L’Autre est un bien pour moi : le rôle du dialogue interreligieux et interculturel dans la lutte contre la violence et les conflits », le 13 octobre 2017, à New York.

Le titre se base sur un sous-titre tiré du livre “Disarming Beauty” par le p. Julián Carrón, président de Communion et Libération, qui a co-sponsorisé l’événement.

L’événement – ainsi que le livre – visaient à s’attaquer aux causes profondes des problèmes sociaux courants, ainsi qu’à promouvoir le dialogue et la culture de la rencontre nécessaires pour les résoudre.

Voici la traduction de Zénit de la synthèse en anglais proposée par la Mission du Saint-Siège.

L’autre n’est pas une menace

« Mgr Auza, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies, a déclaré que le dialogue interpersonnel était essentiel à l’instauration d’une paix durable, que ce soit au niveau interpersonnel ou international, et devait être enraciné dans une volonté sincère de comprendre l’autre.

Il a également noté que, bien que les différents partis puissent avoir des points de vue différents, il est important qu’ils se rapprochent les uns des autres et qu’ils reconnaissent les éléments de la bonté commune et du terrain d’entente.

« Dans différents endroits aujourd’hui, malheureusement, les gens peuvent tellement se concentrer sur ce qui divise au lieu de ce qui unit », a déclaré Mgr Auza. « Il a été difficile d’accepter les différences, qu’elles soient religieuses, politiques ou culturelles ».

Reconnaître la bonté inhérente à chaque personne peut faire passer le paradigme du conflit à la compréhension mutuelle, a-t-il dit.

« L’autre n’est pas une menace. L’autre n’est pas un concurrent dans une bataille sans fin pour la survie du plus fort. L’autre n’est pas un mal qui doit être marginalisé ou éliminé », a déclaré Mgr Auza. « L’autre est un bien objectif et subjectif ».

Il a noté un principe du pape François sur le dialogue interreligieux et interculturel, l’idée de “caminar juntos”, l’espagnol pour “cheminer ensemble” qui suggère que, lorsque des personnes de cultures et de milieux différents commencent à marcher ensemble, elles réalisent leur humanité commune et approfondissent leur vision du monde et leur sens du respect mutuel. Ce respect mutuel, selon Mgr Auza, est nécessaire pour construire une paix durable entre les personnes et les nations.

Le professeur Paolo Carozza, directeur de l’Institut Helen Kellogg pour les études internationales à l’Université Notre Dame, a modéré l’événement et a déclaré qu’un grand paradoxe de l’ère moderne est que, alors que les gens vivent dans une interconnexion mondiale sans précédent, ils sont aussi confrontés à une division et un conflit croissant dans l’identité, la culture, la religion et la politique.

Il a noté que dans les couloirs de l’ONU, les États appellent régulièrement à un plus grand dialogue pour résoudre les crises majeures dans le monde, mais n’ont pas réussi à atténuer les conflits et à y mettre fin.

« Cet appel à un plus grand dialogue est contré par des menaces d’une force accrue et même d’une attaque nucléaire », a-t-il déclaré. Le livre de Carrón aborde les causes des crises qui, selon lui, sont enracinées dans un manque de « sentiment d’appartenance, d’effilochage d’une culture de valeurs communes, de disparition de notre capacité à comprendre et à raisonner ensemble sur les fins et le sens de nos vies et nos communautés ».

Le p. Carrón affirme que la beauté est un fil commun qui unit toute l’humanité et peut unir les gens sans distinction de culture ou de croyance, impliquant des personnes, des communautés, des gouvernements et des plates-formes internationales. La rencontre partagée de la beauté a un effet « désarmant ».

« Comme le disait le pape François, le dialogue commence par la rencontre. Encouragez des rencontres significatives et cela construira une paix durable », a déclaré le p. Carrón.

Le professeur Amitai Etzioni, directeur de l’Institut d’études sur la politique communautaire de l’Université George Washington, a déclaré que les gens doivent être conscients non seulement de leurs droits individuels mais aussi de leur responsabilité envers leur communauté et que l’éducation joue un rôle important dans l’enseignement de l’art du dialogue et du respect mutuel.

« La vie est une lutte entre notre humanité imparfaite et notre capacité à atteindre un plus haut niveau d’accomplissement. Nous avons besoin d’une éducation du caractère », a-t-il dit, soulignant que les traits les plus importants que les communautés doivent inculquer aux enfants sont la gratification tardive et l’empathie.

L’ambassadeur Teodoro Lopez Locsin, représentant permanent de la République des Philippines auprès des Nations Unies, a suggéré que la religion ait sa place à la table de la consolidation de la paix, soulignant que la foi authentique doit être enracinée dans un lieu d’humilité, où les personnes réalisent qu’elles ne peuvent pas seules répondre à toutes les questions les plus fondamentales de la vie.

« Quand quelqu’un a trouvé une réponse religieuse, il devrait considérer l’autre d’une même foi – ou d’une autre foi ou sans aucune foi – comme son semblable », a-t-il dit : « Une personne pleine d’un étonnement craintif qu’il doit traiter comme il le ferait envers lui-même ».

L’ambassadrice Ina Hagniningtyas Krisnamurthi, représentante permanente adjointe de la Mission indonésienne auprès des Nations Unies, a déclaré que si la religion était parfois mal utilisée pour exacerber l’intolérance et les conflits, le dialogue interreligieux et interculturel pouvait aider à construire les ponts nécessaires pour considérer la diversité comme un bien, ce qui est un pilier de son pays, dans lequel 750 dialectes différents sont parlés, et plusieurs religions du monde sont pratiquées.

Les pères fondateurs de l’Indonésie ont reconnu qu’il y a une vérité universelle sur laquelle reposent de nombreuses croyances. C’est pourquoi le pays a adopté la devise « l’unité dans la diversité » et célèbre plusieurs fêtes nationales de différentes confessions. »

© Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

 

 


 

MÉDITATION DES 7 DEMANDES DU NOTRE PÈRE

par Enzo Bianchi

« Notre Père qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié »

La prière que le Seigneur a enseignée à ses disciples commence par l’invocation : « Notre Père » (comme nous le prions ordinairement en suivant le texte de l'évangile de Matthieu) ou simplement « Père » (dans la version de l'évangile de Luc). C'est une adresse simple, directe, chargée d'affection et de tendresse : elle révèle immédiatement le visage du Dieu auquel les croyants s'adressent. Dieu est certes Saint, Créateur et Sauveur, mais il peut être invoqué aussi comme Père­ Abba, dans l'araméen de Jésus, c'est-à-dire « papa, père bien-aimé ». Cette invocation définit notre Dieu, mais elle signifie également quelque chose pour nous, qui la disons. Nous y exprimons notre ardent désir de l'authentique paternité consolatrice de Dieu. Et surtout, nous y confessons notre origine. Car parmi les grandes questions qui habitent notre cœur, il en est une qui résonne constamment : « D’où venons-nous ? ». En appelant Dieu Père, nous affirmons que l'origine de notre existence est en lui, que nous avons été voulus, pensés, aimés et appelés à la vie par ce « Père qui est aux cieux ». Cette certitude donne son sens à notre vie et nous permet d'articuler notre foi en des comportements quotidiens. Ce Dieu « qui est aux cieux » n'est toutefois pas un père terrestre : nous reconnaissons sa différence radicale d'avec nous, son altérité, ce que la Bible appelle sa sainteté.

C'est le sens de la première demande de la prière du Seigneur : « Fais reconnaître à tous que tu es Dieu ». Si le Nom indique l'identité, c'est-à-dire la vérité profonde d'une personne, il y a équivalence entre le Nom et la personne.  Et si Dieu est saint, son Nom doit donc être sanctifié. Lorsque nous demandons à Dieu de « sanctifier son Nom », nous l'appelons à se faire reconnaître pour ce qu'il est réellement, à se manifester à travers son action efficace dans l'histoire.  Et nous nous prédisposons nous-mêmes à être inspirés par lui pour témoigner de sa présence et de sa sainteté parmi les hommes et les femmes de notre temps.

 

« Que ton Règne vienne »

Cette deuxième demande occupe la place centrale parmi les trois premières, qui concernent Dieu ; cela indique son importance. D'ailleurs, dans la prédication de Jésus, l'annonce du Règne de Dieu occupait aussi la place fondamentale.  Le Royaume de Dieu s'est en effet manifesté en Jésus, parce qu'il a été, lui, le seul homme sur lequel Dieu - et Dieu seul-, a régné totalement, radicalement. Ce que nous demandons donc ici, c'est que ce Règne de Dieu, vécu et manifesté par Jésus, s'étende pleinement.

Invoquer la venue de ce Royaume signifie appeler Dieu à régner réellement sur tout être humain et sur l'humanité entière, en commençant par nous qui prions. Cela signifie nous prédisposer, en tant que personnes, en tant que communautés, en tant qu'Église, à laisser Dieu régner souverainement sur nous. Or lorsque Dieu règne, il n'exerce aucune domination et n'instaure aucun esclavage : il manifeste sa royauté par une action de libération des fausses idoles, une action de salut devant le mal, une action d'unité des enfants dispersés. Ainsi dévoile-t-il sa paternité.  Ce Royaume de Dieu est une réalité à attendre, à invoquer, mais à laquelle il s'agit aussi de se rendre disponible.

Car le Règne des cieux a déjà commencé à être présent parmi nous en Jésus ; il tend à l'accomplissement final, à la fin des temps il vient d'en haut, de Dieu ; mais nous avons toutefois une responsabilité à son égard : celle de l'accueillir et de répondre à ce don par toute notre vie.

 

« Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel »

Cette invocation, Jésus lui-même l’a prononcée dans sa vie. A l’heure de l'agonie, au moment de l'angoisse devant la mort imminente, il a en effet adressé au Père cette prière : « Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse » (Le 22,42). Humainement, Jésus aurait voulu poursuivre son service parmi les hommes sans devoir affronter l'épreuve de la mort ; il demande alors la force de réaliser jusqu'au bout la volonté du Père, pour demeurer obéissant, même au prix de la mort. Pour le disciple, cette invocation est donc particulièrement exigeante ; elle requiert qu'on en paie le prix fort.

« Que ta volonté soit faite » :  cette requête exprime d'une part la demande faite à Dieu de réaliser lui-même son plan de salut. D'autre part, cette prière appelle les hommes à accepter pleinement cette volonté et à la réaliser, ou mieux : à tout prédisposer pour qu'elle puisse se réaliser. Car le risque est grand pour les croyants de connaître la volonté de Dieu, mais de ne pas la mettre en pratique ni de l’observer ... Bien souvent les prophètes de l'Ancien Testament l'ont rappelé. En tant que chrétiens nous avons à prier cette demande avant tout comme une lutte contre les résistances que nous avons à accomplir la volonté de Dieu. Et il faut reconnaître que nous ne pouvons l'assumer en profondeur qu'après une longue bataille, où notre volonté se sera souvent rebellée contre ce que Dieu nous demande. C'est le combat ardu entre nos pensées et la volonté de Dieu !

 

« Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour »

Au cœur du « Notre Père », au centre des sept demandes, on trouve la requête du pain, adressée avec confiance au Père. Après les grandes demandes touchant Dieu, en voici une toute simple, quotidienne, qui concerne notre condition humaine de créatures et la nécessité primaire que nous avons de nous alimenter pour vivre. On pourrait être surpris de l'humilité de cette demande. Or je crois que c'est elle précisément qui illumine toutes les autres. Car demander à Dieu le pain quotidien est une action éminemment contemplative : c'est la manière qu'a le croyant d'affirmer la seigneurie de Dieu sur les réalités créées ; c'est l'attitude de celui qui reconnaît qu'il ne dispose pas de sa vie, mais qu'il la reçoit toujours au sein d'une relation ; c'est la façon pour l'orant de placer son besoin devant Dieu, pour le laisser se convertir en désir, et renoncer à la tentation de la possession.

Demander le pain quotidien signifie alors prendre conscience de notre réalité concrète, nous confesser créatures et enfants de Dieu, tout en sachant sereinement que la vie nous est toujours donnée... Cependant l'adjectif grec epioûsios que nous traduisons par «de ce jour » peut aussi signifier « céleste ». En demandant dès lors le pain nécessaire pour notre vie, nous invoquons également l'aliment dont le chrétien vit au-delà du pain : la Parole et l'eucharistie. Demander au Père le pain quotidien permet au croyant d'apprendre à découvrir son besoin capital de la Parole vivante, de Jésus Christ, « pain vivant descendu du ciel » (Jn 6,51), pour avancer dans la foi.

 

« Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés »

Le chrétien est un homme qui « s’est converti des idoles pour adhérer au Dieu vivant » (voir 1Th 1,9). Mais dans son cheminement de retour au Père, il ne parvient pas au but une fois pour toutes : il doit renouveler chaque jour sa conversion pour reprendre la route qui mène au Royaume et cesser de se fermer à l'amour. Dans ce labeur quotidien, le croyant se découvre débiteur : il se sait responsable des pensées, des paroles, des actions et des omissions par lesquelles il a soustrait à ses frères et sœurs ce qu'il leur devait. Car en profondeur, nous avons tout reçu des autres et de Dieu : nous ne pouvons jamais rien garder pour nous seuls.

Or tout ce que nous dérobons à nos frères et à nos sœurs est une offense, un péché que nous commettons devant Dieu. En effet tout ce qui blesse nos semblables concerne aussi le Père. Voilà pourquoi nous demandons à Dieu qu'il remette nos offenses. Seul le pardon nous permet de recommencer, seul le pardon nous renouvelle radicalement, seul le pardon infini et toujours prévenant de Dieu nous pousse à la conversion.

Mais le pardon invoqué de Dieu est conditionné par le pardon que nous nous accordons les uns aux autres.

Certes, le pardon de Dieu précède toujours notre pardon réciproque ; pourtant c'est notre pardon envers nos frères et sœurs qui nous ouvre au pardon de Dieu. Les chrétiens sont donc appelés à se conformer à leur Dieu, qui aime et pardonne sans condition, en sachant que le pardon qu'ils accordent ou refusent aux autres se répercute en quelque sorte sur le pardon qu'ils reçoivent eux-mêmes de Dieu.

 

« Et ne nous soumets pas à la tentation »

Voilà la seule demande de l'oraison dominicale formulée de manière négative. Elle est délicate, car il faut avant tout écarter l'idée que Dieu serait l'auteur de la tentation. Non, Dieu ne tente jamais personne ! Le mieux serait alors sans doute de dire : « Ne nous laisse pas entrer en tentation ». On pourrait paraphraser : « Ne nous fais pas succomber à l'heure de l'épreuve. »

Jésus invite ses disciples à demander l'aide du Seigneur, sa protection, sa proximité, son amour lorsqu'ils sont dans l'épreuve. En effet, les hommes sont constamment tentés de contredire l'amour de Dieu, de vivre sans les autres, voire contre les autres. Être tenté fait partie du cheminement à la suite du Christ. Lorsque nous sommes ainsi dans la tentation, nous sommes séduits par les idoles, par nos propres justifications, par la peur de souffrir : il faut alors lutter pour tenir ferme. Dans ce combat contre la tentation, il s'agit de sentir plus que jamais le Seigneur à notre côté. C'est lui qui lutte pour nous et en nous. Mais hormis les tentations quotidiennes, il y a aussi la grande épreuve : celle de l'incrédulité, de la non-foi. C'est la tentation suprême, qui nous pousse à ne plus comprendre que Dieu est avec nous. Oui, en nous, coexistent la foi et l'incrédulité.

Dans cette épreuve, nous avons à nous ouvrir à Dieu, même dans les ténèbres, à faire confiance à son aide et à l'invoquer, pour qu'il vienne à notre secours et que nous évitions de succomber.

 

« Mais délivre-nous du mal »

Dieu qui est notre Père est un Dieu Sauveur, qui sauve et qui libère : il a donc le pouvoir de nous libérer du mal. C'est la grande certitude du psalmiste qui s’écrie si souvent face à ceux qui l'oppriment : « Libère-moi, Seigneur, dans ton amour ! » (Ps 6,5, voir Ps 7,2 ; 140,2). La libération des libérations est celle du mal, des œuvres du Malin, qui se traduisent toujours par la violence, la souffrance, la mort.

Oui, sur la scène du monde, nous reconnaissons la présence du Malin : et s'il faut croire à l’existence de Dieu, il n'est nul besoin de croire au diable ;

il suffit de le reconnaître à l’œuvre dans notre vie. Sa présence efficace tente, séduit et opprime ceux qui accueillent ses suggestions.      Il est « comme un lion rugissant qui rôde, cherchant qui dévorer » (1 P 5,8). Voilà pourquoi se lève l’invocation lancinante : « Libère-nous du Malin et de son action ! » Notre prière s'enracine, ici encore, dans celle de Jésus : voilà notre consolation et notre force.

C'est lui en effet qui avait prié : « Père, je ne te demande pas de les enlever du monde, mais de les garder du Malin » (Jn 17,15).  Oui, Jésus combat avec nous contre le démon ; c'est lui qui lutte en nous ! Jésus est descendu jusqu’aux enfers, là où Satan frappe avec le plus de force, pour nous embrasser et introduire notre cri dans sa propre prière au Père. À la suite du Christ et avec lui, nous pouvons alors, nous aussi, nous défaire du mal, par la prière et la persévérance, maintenant déjà et pour la vie éternelle !

 

Cet article est paru en 2007 dans le Hors-Série n°3 de la revue Tabga.

Traduction de l'italien par Mathias Wirz, moine de Bose

 

 


 

« Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés »

Message du Pape François pour la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié 2018

[14 janvier 2018]

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Inauguration de la stèle républicaine : Discours de Monseigneur Lebrun, archevêque de Rouen

Monseigneur Dominique Lebrun, archevêque de Rouen a prononcé un discours pour l’inauguration de la Stèle républicaine pour la paix et la fraternité et à la mémoire du Père Jacques Hamel – Saint-Etienne du Rouvray.

Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Premier ministre,

Monsieur le Ministre d’État, ministre de l’intérieur,

Monsieur le Ministre,

Monsieur le Président du Conseil constitutionnel,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Madame la ministre,

M. le député et M. le Maire,

Mesdames et messieurs les hautes autorités civiles, judiciaires et militaires.

Mesdames et messieurs les élus,

Monsieur le directeur départemental de la sécurité publique,

Mesdames et messieurs, habitants de Saint-Étienne-du-Rouvray,

Croyants ou non, d’une confession religieuse ou d’une autre.

Chère Roseline et chère Chantal,

Chères sœurs,

Chers amis,

La communauté catholique a beaucoup apprécié le désir de M. le maire, d’ériger un monument à la mémoire du Père Jacques Hamel en écho aux souhaits de nombreux stéphanais. Elle est très sensible à votre présence, M. le Président, pour l’inaugurer.

Ce monument prend la forme d’une très belle « stèle républicaine pour la paix et la fraternité, et à la mémoire du père Jacques Hamel ». C’est une étape importante. Permettez-moi d’en dire quelques mots avant d’accueillir avec vous le message de cette stèle.

La famille, les témoins de l’assassinat du Père Jacques Hamel, la communauté paroissiale et bien d’autres poursuivent ce que nous appelons trop communément un chemin de deuil. Au fil de l’année, j’ai vu une succession d’ombres et de lumières. L’ombre de la disparition et de la tristesse, la lumière d’une présence jamais aussi forte ; l’ombre des regrets et des inquiétudes, la lumière de l’affection qui fait vivre ; l’ombre du souvenir tenace de la violence, la lumière des amitiés consolantes ; l’ombre des soupçons et accusations, la lumière du pardon recherché ; l’ombre d’interrogations demeurant sans réponse, la lumière de la foi.

La vie personnelle comme la vie commune est jalonnée par ces passages, de l’ombre à la lumière. Il n’est pas responsable de tenir pour acquise la lumière. Saint-Etienne-du-Rouvray, pas plus que Jérusalem, New York, Djarkarta, Kinshasa, Alger, Rio de Janeiro ou Rouen ne peuvent se dire une ville sans ombres ni … lumières ! Il n’est pas plus responsable et, encore moins chrétien, de penser être dans la lumière, et de juger et condamner les autres aux ténèbres. Pire encore, de penser que nos cœurs sont habités par la lumière tandis que d’autres, les autres, seraient les acteurs de l’ombre. C’est vrai dans une famille, dans un pays, dans le monde.

Des attentats, hier, la profanation de tombe ou de lieux de culte, aujourd’hui, même accomplie par des adolescents, sont une ombre pour toute notre société qui ne sait plus où elle va après la mort, et se croit libre de faire tout ce que chaque individu souhaite, y compris abréger sa vie ou l’empêcher de naître ; c’est une ombre pour notre société qui met de côté des ressources spirituelles en chargeant la loi d’établir la morale alors que celle-ci ne peut en être qu’une aide.

L’aide au développement, le secours des migrants, l’appui aux Etats du Moyen orient qui redonne espoir aux chrétiens de pouvoir rester chez eux, comme dans la plaine de Ninive, sont, parmi d’autres, des lumières pour toute notre société qui sait qu’elle ne peut vivre bien à côté de ceux qui vivent mal. C’est l’honneur de la France d’être engagée largement sur cette voie. Comment ne pas relier ce que nous vivons à l’entrée dans Mossoul hier du Patriarche chaldéen accompagné de trois évêques et d’un prélat français ?

Dans une ville, comme dans une église, nos cœurs n’en finissent pas de passer du côté de l’amour. Permettez-moi, au nom même du Père Jacques Hamel, de lancer cet appel à ceux qui hésitent encore : quittez l’ombre de la haine, passons ensemble vers la lumière de l’amour ! Quittez l’ombre de la division et passons ensemble à la lumière de l’unité ! Quittez l’ombre des mensonges, des égoïsmes et des égos, passons ensemble à la lumière de la vérité et de la fraternité ! Quittez l’ombre de la guerre, passons ensemble à la lumière de la paix !

La stèle que nous inaugurons porte des figures dans l’ombre. Elles semblent chercher la lumière. Puissions-nous nous retrouver tous parmi ceux qui passent de l’ombre à la lumière, de l’ombre de la mort, à la lumière de la vie. Comme Jacques Hamel, je le crois, est passé définitivement de la mort à la vie, à la vie éternellement bienheureuse.

La stèle porte un défi, celui de l’universel où la lumière ne peut rejoindre quelques-uns au détriment des autres. Tel est le sens d’une déclaration universelle des droits de l’homme. Ayons l’ambition de la fraternité universelle inscrite dans le premier article de la déclaration de 1948 : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».

Les chrétiens ont une responsabilité immense. Pour eux, la fraternité n’est pas une option. Jésus a révélé le nom de « Père » comme le nom propre de Dieu. Qui sommes-nous alors pour… La famille humaine a brisé le lien fraternel lorsque Caïn tue son frère Abel, se séparant ainsi du grand projet divin. Jésus vient restaurer la fraternité, véritable dignité des humains. Il l’a fait au prix de son sang qui crie plus fort que le sang d’Abel pour appeler à la fraternité. Le sang du Père Jacques Hamel est de la même composition que le sang de Jésus ; il crie avec tous les martyrs. Il appelle à la fraternité, sans exclusion, comme en témoigne le rassemblement de ce matin.

Monsieur le Maire, Monsieur le député, M. le Président, chers amis non croyants ou croyants de diverses confessions, nous pouvons avancer ensemble, dans le respect de nos responsabilités, dans le respect de la vie de nos esprits et de nos âmes, si divers et si semblables, dans la fraternité !

Le visage du Père Jacques Hamel semble regarder vers l’article 18 de la déclaration universelle : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, (par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites) ».

Ce regard est-il un hasard ? Vous pouvez penser que je crois plus à la providence qu’au hasard ! Quoi qu’il en soit, c’est pour moi l’occasion de remercier tous ceux qui comprennent que la communauté catholique peut et veut participer à la vie commune, par ses membres et en tant que communauté. Elle n’a pas d’autre vocation, car elle croit que sa mission est sur terre comme au ciel, sur terre pour le ciel, où nous attend le Père Jacques Hamel. La communauté catholique est aujourd’hui fière de l’exemple donné par le Père Jacques Hamel, frère et oncle, citoyen et chrétien, prêtre catholique. Si l’un de ces aspects pouvait apparaître en premier selon les circonstances, il n’était jamais séparé des autres. L’hommage qui lui est rendu sur cette place et par ce monument en témoigne.

Merci aux artistes Marie-Laure Bourgeois et Vincent Bécheau ; Merci de tous cœurs M. le maire, pour votre geste, merci aussi pour votre amitié. Nous la devons au Père Jacques Hamel. Soyons-lui fidèles aussi en cela !

Je vous remercie.

 

Source : www.eglise.catholique.fr

 


Le dialogue entre chrétiens et musulmans, nécessité pour la paix et la sécurité

Déclaration de Rabat

« Le dialogue entre chrétiens et musulmans, (…) n’est pas facultatif, mais c’est une nécessité pour la paix, la sécurité et le bien-être des sociétés », indique une déclaration commune signée au Maroc, à Rabat, le 3 mai 2017.

L’Académie royale du Maroc et le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux ont en effet organisé à Rabat, le 3 mai, une journée d’étude sur le thème : « Croyants et citoyens dans un monde en changement », annonce L’Osservatore Romano en italien des 8-9 mai 2017.

La délégation de l’Académie royale du Maroc était présidée par son secrétaire perpétuel, Abdeljalil Lahjomri, et celle du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux par son président, le cardinal Jean-Louis Tauran.

Le premier sous-thème, « Être croyants dans un monde en changement », a été traité à partir d’une perspective musulmane par le professeur Ahmed Abbadi, secrétaire général de la Rabita El Mohammedia des Oulémas du Maroc, et à partir d’une perspective catholique par le professeur Vincenzo Buonomo, de l’Université pontificale du Latran.

Le second sous-thème, « Être citoyens dans un monde en changement » a été présenté d’un point de vue catholique par Mgr Patrick Valdrini, enseignant à l’Université pontificale du Latran, et d’un point de vue musulman par le professeur Mohamet Sghir Janjar, directeur adjoint de la fondation du roi Abdul Aziz Al-Saud pour les études islamiques et les sciences humaines.

Après avoir écouté les interventions et discuté de leurs contenus, les participants se sont mis d’accord pour déclarer ce qui suit :

« Reconnaître la distinction entre le domaine temporel et le domaine spirituel, nécessaire afin d’éviter tout amalgame et instrumentalisation réciproque.

Le croyant qui vit et œuvre dans la société en tant que citoyen, est en même temps croyant et citoyen, parce qu’il n’y a aucune contradiction entre les deux choses, qui oblige à renoncer à l’une pour l’autre.

Le croyant cohérent et crédible est témoin et porteur de valeurs comme la rectitude, la fidélité, l’amour du bien commun, l’attention envers les autres, surtout ceux qui se trouvent dans le besoin, la bienveillance et la miséricorde.

Ces valeurs, qui ne sont pas seulement l’apanage des croyants, sont toutefois caractérisées par le sentiment religieux qui les inspire.

Les sociétés de notre temps ont plus que jamais besoin de citoyens fidèles qui se préoccupent du bien commun et qui ne se laissent pas tenter par le gain facile, la cupidité, la corruption, la paresse et la médiocrité.

Le dialogue entre chrétiens et musulmans, que ce soit celui de la vie de tous les jours ou le dialogue institutionnel entre les responsables religieux et intellectuels, ou celui qui se déroule à travers des œuvres réalisées en commun, surtout en faveur des personnes démunies, doit être poursuivi avec patience et sagesse, parce qu’il n’est pas facultatif, mais c’est une nécessité pour la paix, la sécurité et le bien-être des sociétés.

Les participants ont exprimé leur gratitude à l’égard de l’Académie royale du Maroc pour son accueil chaleureux, priant le Dieu tout-puissant pour Sa Majesté le roi Mohammed VI et pour le peuple marocain ».

© Traduction de Zenit, Constance Roques
9 MAI 2017 CONSTANCE ROQUES

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Les laïcs messagers de l’Évangile

Lettre du pape François au cardinal Marc Ouellet, président de la commission pontificale pour l'Amérique Latine

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Les manifestations du Ressuscité 
dans les textes du Nouveau Testament

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Homélie de Mgr Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris

Messe chrismale 2017

Aujourd’hui, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres, la libération aux captifs (Luc 4, 18). Cette Bonne Nouvelle, c’est aujourd’hui qu’elle se réalise. L’église ne trouve pas son dynamisme en étant « autocentrée » sur elle-même ; elle est un peuple envoyé en mission au cœur de ce monde.

Notre société est marquée par de nombreuses détresses, les différences entre les riches et les pauvres sont de plus en plus grandes. À l’heure où nous pouvons être au courant de toutes les situations que traverse le monde, nous ne pouvons ignorer les cris de souffrance de nos frères et sœurs migrants arrivant en France, de ceux qui souffrent de la faim en Afrique, des chrétiens persécutés en Orient, en Égypte et dans tant d’autres pays. Lorsque le Seigneur parle à Moïse dans le buisson ardent, il dit son attention à la situation de son peuple : « j’ai vu, j’ai vu, j’ai entendu les cris de mon peuple ; alors va, je t’envoie. » Notre Dieu n’est pas un Dieu insensible aux souffrances des hommes d’aujourd’hui : Il nous envoie porter la Bonne Nouvelle du Salut, guérir ceux qui sont blessés, consoler les cœurs affligés. La question qui se pose alors à nous est celle de l’insensibilité : comment se fait-il, alors même que nous sommes conscients que nous avons à changer de manière de vivre pour permettre plus de justice dans le monde, que nous demeurions insensible à la situation que traverse tant d’hommes et de femmes aujourd’hui ? Cette insensibilité collective se manifeste aussi bien dans les difficultés que nous avons à changer notre rapport à la création pour mettre en œuvre l’encyclique Laudato si’, qu’à ne pas fermer les yeux sur cette mer Méditerranée qui est devenue le plus grand cimetière marin. Cette souffrance des hommes d’aujourd’hui, elle se manifeste aussi dans celle de beaucoup de jeunes qui ne trouvent pas leur place dans la société, ne serait-ce qu’en raison du chômage, mais aussi du drame de la solitude que traversent tant de nos contemporains.

Dieu entend les cris de son peuple. Alors il nous envoie porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. Notre Église ne trouve son identité qu’en répondant à l’appel du Seigneur à oser la mission.

Cet appel à la mission, nous essayons d’y répondre depuis de nombreuses années. Avec notre Archevêque, nous rendons grâce pour les nombreuses paroisses qui, depuis des années, répondent à l’appel d’Hiver solidaire. Vous êtes des centaines à avoir aidé plusieurs centaines de sans-domicile à dormir au chaud durant les hivers derniers. Nous rendons grâce aussi pour la générosité de ceux qui se sont engagés dans l’accueil des migrants particulièrement dans les quartiers du 18e arrondissement et de Stalingrad. Le visage de la charité dans Paris est le beau visage du Christ qui se reflète dans la pauvreté et la simplicité de nos actions.

Depuis le début de l’année, à la demande du cardinal André Vingt-Trois, nous avons commencé une visite pastorale des catéchismes de chaque paroisse parisienne. Nous voulons aussi rendre grâce pour ces centaines de catéchistes qui, semaine après semaine, rendent témoignage de l’espérance qui est en eux et transmettent le trésor de la parole de Dieu à la génération à venir.

Cependant, l’annonce de cette Bonne Nouvelle exige de chacun d’entre nous l’apprentissage d’une capacité de dialogue et d’expression de notre foi. Dans le pluralisme des cultures et des religions qui se côtoient dans notre ville de Paris, dans cette ville où beaucoup n’ont jamais entendu parler du Christ et encore moins de sa miséricorde ou de sa résurrection, nous ne pouvons pas taire l’espérance qui nous fait vivre. Comment annoncer à ce monde la mort et la résurrection du Christ ; le salut qui vient de Dieu ? La charité en est sûrement le chemin. Cependant, lorsque Dieu ouvre la porte de la foi, il nous faut annoncer la Bonne Nouvelle du Salut. Pour cela, il est urgent que nous nous aidions mutuellement, peuple de Dieu, à avoir les mots qui vont rendre compte de notre foi. Trop souvent, devant les questions ayant trait à l’identité du Christ, au pardon, à la résurrection, nous sommes muets ne sachant pas formuler ce qui nous fait vivre. La capacité du dialogue et de la rencontre de l’autre passe aussi par cette liberté intérieure d’être capable de dire la Bonne Nouvelle du Christ avec nos propres mots et en fonction de notre histoire personnelle. Nous devons nous soutenir les uns les autres sur cette route. La formation en est le chemin. La Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres.

Dans la situation politique que nous traversons, beaucoup de nos contemporains attendent le Salut de ceux qu’ils vont élire. Face aux nombreuses inquiétudes et détresses que notre monde traverse, ils attendent des élus un monde meilleur. L’annonce de la Bonne Nouvelle du Christ ressuscité vient comme recentrer chacun sur cette question du Salut. De quoi voulons-nous être sauvés ? De quel Salut parlons-nous ? Qui nous fera voir le Salut ? Sur nous, Seigneur, que s’illumine Ta face. Le salut dont nous sommes témoins est pour tous, il est réconciliation et miséricorde. Puissions-nous en être les témoins dans les temps qui viennent. Nous ne devons pas laisser réduire le Christ à un salut purement humain.

Le contexte de ce que nous vivons, nous manifeste une réelle attente du salut, de l’annonce de la Bonne Nouvelle, de la part de nos contemporains. Dans cette situation, nous ne pouvons pas nous laisser enfermer par un conformisme culturel. Dans un monde de consensus, le Christ nous appelle à être des disciples missionnaires. Il nous invite à sortir de nos cercles et à vivre la joie de l’annonce de l’Évangile. Le monde est en attente du Christ. La mission n’est pas une action individuelle, c’est une œuvre d’Église où chacun surmonte ses propres faiblesses. Ne nous laissons pas voler la joie de l’évangélisation.

Dans quelques instants, nous allons bénir les saintes huiles. Les plus de 500 adultes et jeunes de notre diocèse qui vont recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne au cours de ce temps de Pâques sont le signe visible d’un monde qui attend le Christ.  Recevant l’onction du saint Chrême, ils recevront le don du Saint Esprit pour être configuré au Christ prêtre, prophète et roi. Le Seigneur les rendra participants de la mission du Christ en annonçant la bonne nouvelle de la liberté que Dieu nous donne.

Au mois de juin, des jeunes hommes recevront de notre Archevêque l’ordination sacerdotale dans cette Cathédrale. Le sacerdoce ministériel est donné à l’église pour aider tout son peuple à répondre à son appel. Comme chacun d’entre nous, prêtres, ils sont appelés au témoignage de l’absolu de l’amour de Dieu. Dieu a confié son peuple à son fils bien-aimé le Christ. Il est le bon berger. Le bon Pasteur confie son peuple à des hommes appelés à être ses prêtres, collaborateurs des évêques. Aujourd’hui, évêques, prêtres, diacres nous allons renouveler les promesses de notre ordination. Avec vous, nous rendons grâce pour l’appel que le Seigneur nous a fait et nous lui demandons la force de son Esprit Saint pour continuer à lui répondre dans la fidélité, la charité et la persévérance.

Au nom de notre Archevêque, je vous assure de notre reconnaissance pour votre réponse à la mission qui vous est confiée et pour le dévouement que vous manifestez pour le peuple de Dieu. Dans les temps difficiles que nous vivons, votre réponse fidèle à l’appel de Dieu et votre engagement dans la pauvreté, l’obéissance et la chasteté est un grand témoignage. Il est un signe d’espérance pour le monde. Cette modalité de vie dans notre monde est d’une grande ascèse mais c’est aussi une grande joie, celle du Royaume de Dieu. Et vous tous, fidèles du peuple de Dieu, je vous invite à prier pour les prêtres parce que nous sommes de pauvres hommes qui doivent annoncer, par la seule force de l’Esprit Saint, la miséricorde du Seigneur. Le Seigneur continue à appeler des hommes à être les prêtres de demain. De nombreux jeunes se posent la question de leur vocation, de ce qu’ils peuvent faire de leur vie. L’appel à devenir prêtre est un appel au bonheur. Ne fuyez pas cet appel. L’appel à servir le peuple de Dieu par la charité et les sacrements est une grande joie. Pour les générations à venir, il est important d’oser le « oui » à cet appel du Seigneur.

En vous renouvelant notre reconnaissance, à vous prêtres, diacres, consacré(e)s, familles, jeunes mariés, et à vous tous qui vivez cette exigence de l’Évangile, en ces jours où nous entrons dans le triduum Pascal, nous demandons au Seigneur, les uns pour les autres, la joie du Royaume et la force d’annoncer cette bonne nouvelle du salut pour tous nos contemporains. Mettons nos pas dans les pas du Christ. Avec lui nous vivrons.

Bonne fête de Pâques à tous.

+ Jérôme Beau,
évêque auxiliaire de Paris

Message du cardinal André Vingt-Trois pour la messe chrismale 2017

Frères et sœurs, chers amis,

Cette année, le Seigneur m’a confié une mission particulière pour la Semaine sainte dans laquelle nous sommes entrés, celle de suivre le chemin de la Passion du Christ en communion plus étroite avec les hommes et les femmes âgés et malades qui n’ont plus leur autonomie et qui suivent les offices grâce à la chaîne de télévision KTO et à Radio Notre Dame.

Comme souvent dans la vie d’un prêtre, la mission qui m’est confiée ne correspond pas à celle que j’aurais pu choisir ou que j’aurais pu désirer, elle demande que je renonce à présider les offices dans la cathédrale, comme je le fais depuis douze ans, elle demande surtout que je m’identifie davantage à celui qui est venu non pas pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude.

Chacun de ceux qui sont ordonnés au ministère pastoral du Christ, sont confrontés au long de leur vie à des choix identiques. Notre joie et notre bonheur, ce n’est pas de faire ce qui nous plaît, ce qui nous attire ou ce que nous réussissons le mieux, c’est de faire ce que Dieu attend de nous, là où nous sommes, dans l’état où nous sommes.

Frères et sœurs, c’est donc très généreusement que je renouvelle les promesses de mon ordination épiscopale pour le service de l’Église qui est à Paris.

Que mon absence ne ternisse pas la joie de cette célébration, la joie de voir sous vos yeux le presbyterium parisien réuni renouveler les engagements de son ordination, la joie de voir les diacres permanents renouveler ensemble leur promesse, la joie de voir tous les états de vie de notre peuple chrétien, religieux, religieuses, vie consacrée, pères et mères de famille, jeunes, plus anciens, tous réunis d’un même cœur pour rendre grâce à Dieu de la grâce qu’il nous fait par les sacrements, dont cette messe chrismale est la source pour tout le diocèse.

Notre joie est encore multipliée par la pensée qui nous occupe des plusieurs centaines de catéchumènes qui sont entrés dans la dernière étape de leur préparation au baptême. En mon nom, ils ont été appelés dans cette cathédrale pour devenir disciples de Jésus, et dans chacune de vos communautés, ils vont recevoir les sacrements de l’initiation. Joie de notre groupe de séminaristes qui sont les promesses du presbyterium de demain. Joie enfin de vous retrouver tous dans une même foi par-delà nos différences, et par-delà les missions que nous avons reçues.

Frères et sœurs, à chacune et à chacun d’entre vous, je veux souhaiter de très saintes fêtes de Pâques et de tout cœur, je prie Dieu pour qu’il vous bénisse et qu’il vous garde dans sa paix et dans sa joie.

Amen.

André cardinal Vingt-Trois
Archevêque de Paris

Message du Pape François pour le Carême 2017,
qui s'ouvrira le 1er mars avec la célébration du Mercredi des Cendres.

Ce texte, axé sur la parabole de Lazare et de l'homme riche dans l'Évangile de Luc,
a été rendu public par le Vatican le mardi 7 février.

« Chers Frères et Sœurs,

Le Carême est un nouveau commencement, un chemin qui conduit à une destination sûre : la Pâques de la Résurrection, la victoire du Christ sur la mort. Et ce temps nous adresse toujours un appel pressant à la conversion : le chrétien est appelé à revenir à Dieu «de tout son cœur» (Jl 2,12) pour ne pas se contenter d’une vie médiocre, mais grandir dans l’amitié avec le Seigneur. Jésus est l’ami fidèle qui ne nous abandonne jamais, car même lorsque nous péchons, il attend patiemment  notre retour à Lui et, par cette attente, il manifeste sa volonté de pardon (cf. Homélie du 8 janvier 2016).

Le Carême est le moment favorable pour intensifier la vie de l’esprit grâce aux moyens sacrés que l’Église nous offre: le jeûne, la prière et l’aumône. A la base de tout il y a la Parole de Dieu, que nous sommes invités à écouter et à méditer avec davantage d’assiduité en cette période. Je voudrais ici m’arrêter en particulier sur la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare (cf. Lc 16,19-31). Laissons-nous inspirer par ce récit si important qui, en nous exhortant à une conversion sincère, nous offre la clé pour comprendre comment agir afin d’atteindre le vrai bonheur et la vie éternelle.

L’autre est un don

La parabole commence avec la présentation des deux personnages principaux ; cependant le pauvre y est décrit de façon plus détaillée : il se trouve dans une situation désespérée et n’a pas la force de se relever, il gît devant la porte du riche et mange les miettes qui tombent de sa table, son corps est couvert de plaies que les chiens viennent lécher (cf. vv. 20-21). C’est donc un tableau sombre, et l’homme est avili et humilié.

La scène apparaît encore plus dramatique si l’on considère que le pauvre s’appelle Lazare : un nom chargé de promesses, qui signifie littéralement «Dieu vient en aide». Ainsi ce personnage ne reste pas anonyme mais il possède des traits bien précis ; il se présente comme un individu avec son histoire personnelle. Bien qu’il soit comme invisible aux yeux du riche, il nous apparaît connu et presque familier, il devient un visage; et, comme tel, un don, une richesse inestimable, un être voulu, aimé, dont Dieu se souvient, même si sa condition concrète est celle d’un déchet humain (cf. Homélie du 8 janvier 2016).

Lazare nous apprend que l’autre est un don. La relation juste envers les personnes consiste à reconnaître avec gratitude leur valeur. Ainsi le pauvre devant la porte du riche ne représente pas un obstacle gênant mais un appel à nous convertir et à changer de vie. La première invitation que nous adresse cette parabole est celle d’ouvrir la porte de notre cœur à l’autre car toute personne est un don, autant notre voisin que le pauvre que nous ne connaissons pas. Le Carême est un temps propice pour ouvrir la porte à ceux qui sont dans le besoin et reconnaître en eux le visage du Christ. Chacun de nous en croise sur son propre chemin. Toute vie qui vient à notre rencontre est un don et mérite accueil, respect, amour. La Parole de Dieu nous aide à ouvrir les yeux pour accueillir la vie et l’aimer, surtout lorsqu’elle est faible. Mais pour pouvoir le faire il est nécessaire de prendre au sérieux également ce que nous révèle l’Évangile au sujet de l’homme riche.

Le péché nous rend aveugles

La parabole met cruellement en évidence les contradictions où se trouve le riche (cf. v. 19). Ce personnage, contrairement au pauvre Lazare, ne possède pas de nom, il est seulement qualifié de “riche”. Son opulence se manifeste dans son habillement qui est exagérément luxueux. La pourpre en effet était très précieuse, plus que l’argent ou l’or, c’est pourquoi elle était réservée aux divinités (cf. Jr 10,9) et aux rois (cf. Jg 8,26). La toile de lin fin contribuait à donner à l’allure un caractère quasi sacré. Bref la richesse de cet homme est excessive d’autant plus qu’elle est exhibée tous les jours, de façon habituelle: «Il faisait chaque jour brillante chère» (v.19). On aperçoit en lui, de manière dramatique, la corruption du péché qui se manifeste en trois moments successifs: l’amour de l’argent, la vanité et l’orgueil (cf. Homélie du 20 septembre 2013).

Selon l’apôtre Paul, «la racine de tous les maux c’est l’amour de l’argent» (1 Tm 6,10). Il est la cause principale de la corruption et la source de jalousies, litiges et soupçons. L’argent peut réussir à nous dominer et devenir ainsi une idole tyrannique (cf. Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n. 55). Au lieu d’être un instrument à notre service pour réaliser le bien et exercer la solidarité envers les autres, l’argent peut nous rendre esclaves, ainsi que le monde entier, d’une logique égoïste qui ne laisse aucune place à l’amour et fait obstacle à la paix.

La parabole nous montre ensuite que la cupidité rend le riche vaniteux. Sa personnalité se réalise dans les apparences, dans le fait de montrer aux autres ce que lui peut se permettre. Mais l’apparence masque le vide intérieur. Sa vie reste prisonnière de l’extériorité, de la dimension la plus superficielle et éphémère de l’existence (cf. ibid., n. 62).

Le niveau le plus bas de cette déchéance morale est l’orgueil. L’homme riche s’habille comme un roi, il singe l’allure d’un dieu, oubliant d’être simplement un mortel. Pour l’homme corrompu par l’amour des richesses, il n’existe que le propre moi et c’est la raison pour laquelle les personnes qui l’entourent ne sont pas l’objet de son regard. Le fruit de l’attachement à l’argent est donc une sorte de cécité : le riche ne voit pas le pauvre qui est affamé, couvert de plaies et prostré dans son humiliation.

En regardant ce personnage, on comprend pourquoi l’Évangile est aussi ferme dans sa condamnation de l’amour de l’argent : «Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent» (Mt 6,24).

La Parole est un don

L’évangile du riche et du pauvre Lazare nous aide à bien nous préparer à Pâques qui s’approche. La liturgie du Mercredi des Cendres nous invite à vivre une expérience semblable à celle que fait le riche d’une façon extrêmement dramatique. Le prêtre, en imposant les cendres sur la tête, répète ces paroles : «Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière». Le riche et le pauvre, en effet, meurent tous les deux et la partie la plus longue du récit de la parabole se passe dans l’au-delà. Les deux personnages découvrent subitement que «nous n’avons rien apporté dans ce monde, et nous n’en pourrons rien emporter» (1 Tm 6,7).

Notre regard aussi se tourne vers l’au-delà, où le riche dialogue avec Abraham qu’il appelle «Père» (Lc 16, 24 ; 27) montrant qu’il fait partie du peuple de Dieu. Ce détail rend sa vie encore plus contradictoire car, jusqu’à présent, rien n’avait été dit sur sa relation à Dieu. En effet dans sa vie, il n’y avait pas de place pour Dieu, puisqu’il était lui-même son propre dieu.

Ce n’est que dans les tourments de l’au-delà que le riche reconnaît Lazare et il voudrait bien que le pauvre allège ses souffrances avec un peu d’eau. Les gestes demandés à Lazare sont semblables à ceux que le riche aurait pu accomplir et qu’il n’a jamais réalisés. Abraham néanmoins lui explique que «tu as reçu tes biens pendant ta vie et Lazare pareillement ses maux; maintenant ici il est consolé et toi tu es tourmenté» (v.25). L’au-delà rétablit une certaine équité et les maux de la vie sont compensés par le bien.

La parabole acquiert une dimension plus large et délivre ainsi un message pour tous les chrétiens. En effet le riche, qui a des frères encore en vie, demande à Abraham d’envoyer Lazare les avertir ; mais Abraham répond : «ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent» (v. 29). Et devant l’objection formulée par le riche, il ajoute : «Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus» (v.31).

Ainsi se manifeste le vrai problème du riche : la racine de ses maux réside dans le fait de ne pas écouter la Parole de Dieu ; ceci l’a amené à ne plus aimer Dieu et donc à mépriser le prochain. La Parole de Dieu est une force vivante, capable de susciter la conversion dans le cœur des hommes et d’orienter à nouveau la personne vers Dieu. Fermer son cœur au don de Dieu qui nous parle a pour conséquence la fermeture de notre cœur au don du frère.

Chers frères et sœurs, le Carême est un temps favorable pour nous renouveler dans la rencontre avec le Christ vivant dans sa Parole, dans ses Sacrements et dans le prochain. Le Seigneur qui – au cours des quarante jours passés dans le désert a vaincu les pièges du Tentateur – nous montre le chemin à suivre. Que l’Esprit Saint nous aide à accomplir un vrai chemin de conversion pour redécouvrir le don de la Parole de Dieu, être purifiés du péché qui nous aveugle et servir le Christ présent dans nos frères dans le besoin. J’encourage tous les fidèles à manifester ce renouvellement spirituel en participant également aux campagnes de Carême promues par de nombreux organismes ecclésiaux visant à faire grandir la culture de la rencontre au sein de l’unique famille humaine. Prions les uns pour les autres afin que participant à la victoire du Christ nous sachions ouvrir nos portes aux faibles et aux pauvres. Ainsi nous pourrons vivre et témoigner en plénitude de la joie pascale.

Du Vatican, le 18 octobre 2016
Fête de Saint Luc, évangéliste »

Téléchargez le Message du pape François en cliquant ici


 

La Restauration de la Façade du Transept Sud

Saint-Eustache, février 2017

Comme vous pouvez le constater, la Ville de Paris restaure la façade du transept sud de l’église. Le chantier de restauration proprement dit a commencé au mois de février 2017. Dans le courant du même mois, ont été installées la toile décorative reprenant des éléments architecturaux (surface 675,70 m²) et la première d’une succession de bâches publicitaires (568,50m²). Les travaux dureront jusqu’en avril 2018 et le coût programmé de l’opération est 2,4 millions d’euros.
Sur trois églises parisiennes, l’échafaudage des travaux de restauration sera habillé, en partie, par une toile publicitaire : Saint-Augustin, La Madeleine, et Saint-Eustache. Les recettes publicitaires (dans le cas de Saint-Eustache, au moins 23% du coût des travaux) ne reviennent évidemment pas aux paroisses. L’intégralité des recettes est réaffectée au financement de restauration des églises et du Plan pour le patrimoine culturel en complément des fonds déjà engagés par la Ville de Paris et l’État. Chaque visuel proposé par l’annonceur (JCDecaux, pour Saint-Eustache) sera validé par quatre parties : (1) le 1er Adjoint à la Maire de Paris chargé de la culture, du patrimoine, des métiers d’art, des entreprises culturelles, de la nuit et des relations avec les arrondissements, (2) le Maire de l’arrondissement, (3) l’Économe diocésain et (4) le curé affectataire de l’église.
Chaque jeudi, avec Louis Robiche, régisseur de la paroisse, je participe à la réunion de chantier présidée par Mme Emmanuelle le Gouvello pour la société d’architectes Perrot-Richard, maître d’œuvre, avec des représentants de la Ville de Paris, maître d’ouvrage, et de toutes les entreprises. Je tiens à remercier toutes ces personnes pour leur engagement et leur travail attentionné. Je remercie, également, les paroissiens et visiteurs de l’église de leur compréhension - le résultat vaudra certainement le désagrément occasionné par ces travaux. De plus, j’espère qu’à terme nous aurons tous le plaisir d’utiliser les portes vitrées du transept sud comme accès principal.
George Nicholson, de l’Oratoire, curé

 

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Déclaration du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France « 2017, année électorale : quelques éléments de réflexion »

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Vous pouvez télécharger la déclaration en cliquant ici.

 

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France vient de publier chez Bayard, Les éditions du Cerf, et Mame au prix de 4 €, un texte intitulé

« Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique »

« [Les évêques] s’adressent à tous les habitants de notre pays parce qu’il est fragilisé et que c’est ensemble que nous pourrons nous atteler à le refonder. »

« Pourquoi prendre la parole ?

Tout simplement, parce que les catholiques, citoyens à part entière, qui vivent eux aussi ces transformations au milieu de leurs contemporains, ne peuvent se désintéresser de ce qui touche à la vie en société, la dignité et l’avenir de l’homme. Si, dans la tradition judéo-chrétienne, Dieu appelle tout homme par son nom, ce n’est jamais en tant qu’individu isolé, mais c’est toujours comme membre d’un peuple et pour l’ensemble de ce peuple auquel il est renvoyé. L’espérance chrétienne n’est donc pas seulement individuelle, elle est aussi collective. (…) »

 

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La Fondation Raoul Wallenberg a accordé le titre « Maison de Vie »
à l'Église de l'Oratoire du Louvre

en reconnaissance des actes courageux de membres de l’église, qui ont sauvé des victimes des persécutions nazies pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le mardi 27 septembre 2016 une plaque commémorative a été dévoilée dans la rue de l’Oratoire.

Voici deux des textes qui ont été lus à cette occasion :

 

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Vous pouvez télécharger le document en cliquant ici.

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Mission 2015-2018

2015/2016 fut une année riche en thématiques. En ce mois de septembre, le cardinal André Vingt-Trois nous propose à tous de relancer la Mission 2015-2018 et détaille sa vision dans un entretien accordé à Paris Notre-Dame.

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Cliquez ici pour télécharger le PND hors-série de lancement d’année par le cardinal André Vingt-Trois

 

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Mère Teresa de Calcutta (1910-1997)

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L'ADN du Christianisme

par Daniel Marguerat

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EXCLUSIF Interview avec le pape François

Le pape François a accordé à La Croix un entretien de plus d’une heure qui s’est tenu au Vatican, à la résidence Sainte-Marthe, le lundi 9 mai. De nombreux thèmes ont été abordés : les racines chrétiennes de l’Europe, les migrations, l’islam, la laïcité, son idée de la France, les scandales de pédophilie.

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Remise du Prix Charlemagne au pape François

Vendredi 6 mai 2016, le pape François a reçu le Prix Charlemagne pour sa contribution à la construction de l’unité européenne

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Homélie du cardinal André Vingt-Trois, église Saint-Eustache

Messe du dimanche 1er mai 2016

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Textes sur les réfugiés, les migrants et les demandeurs d'asile

Le samedi 16 avril 2016, Pape François a visité les réfugiés, dans le camp de Moria sur l'île de Lesbos, où il a été accueilli à l'aéroport par le Président du Conseil grec M. Alexis Tsipras, par le Patriarche œcuménique de Constantinople Barthélémy et par l'Archevêque d'Athènes et de toute la Grèce Jérôme.

Déclaration commune du Patriarche œcuménique, de l'Archevêque d’Athènes et du Pape :

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Conférence du Cardinal André Vingt-Trois

Les  chrétiens et le « vivre ensemble »

Mercredi 2 mars 2016 à Milan (Italie)

Invité par le cardinal Angelo Scola à participer à son initiative Dialoghi di Vita Buona – Milano Metropoli d’Europa, le cardinal Vingt-Trois s’est rendu à Milan le 2 mars 2016. Il est intervenu au cours d’une conférence-débat aux côtés de la présidente de la RAI, Monica Maggioni et du président de l’association des industriels de la province de Milan, Assolombarda, Gianfelice Botturi. L’archevêque de Paris y a notamment développé une réflexion sur les fragilités de notre société révélées par les attentats de 2015 à Paris.

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"Loué sois-tu, Laudato si" de Pape François

L’encyclique sur l’écologie

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Nostra Aetate

Déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes

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Synode sur la Famille

La joie de l'amour Amoris Laetitia

Présentation de l'exhortation apostolique Amoris Laetitia du pape François
publiée dans Paris Notre-Dame n° 1618 du 14 avril 2016.

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[youtube http://www.youtube.com/watch?v=Qw7iUa63MX8] Amoris Laetitia : Interview du Cardinal Vingt-Trois

Ce 8 avril 2016 le pape François a publié l’Exhortation apostolique La joie de l’amour
qui conclut les travaux du synode sur la famille.

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Rapport final du Synode ordinaire des évêques sur la famille en 2015

Veuillez trouver le Relatio Synodi de la XIVe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques en cliquant ici.

Vers le Synode de 2014 et 2015 sur la famille

La XIVe Assemblée Générale Ordinaire sur le thème “La vocation et la mission de la famille dans l’Église et dans le monde contemporain”, aura lieu du 4 au 25 octobre 2015.

Lettre du cardinal André Vingt-Trois à la veille du Synode sur la famille

Lettre aux catholiques de Paris le 30 septembre 2015.

Rencontre des équipes synodales des paroisses de Paris le 18 juin 2015

Intervention du cardinal André Vingt-Trois 18. 06.15

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Synthèse des rapports des paroisses de Paris 18.06.15

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Groupe Synode de Saint-Eustache : réponses au questionnaire 
sur la famille

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Lineamenta et questionnaire sur la famille

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Adresse
Paroisse Saint-Eustache
2 impasse Saint-Eustache
75001 Paris - 01 42 36 31 05

Horaires d'ouverture
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