Editorial de la semaine

Carême 2018, un temps pour la fraternité

Le Carême, temps de « pénitence » ? Oui, mais bien au sens grec ou hébreu du mot – « retournement », « conversion ». Le Carême, temps de privation ? En tout cas pas pour « se » priver – mais pour partager, et donc autant pour recevoir que pour donner. Un temps alors pour guérir, personnellement et socialement, de notre dépendance au « moi d’abord » et chercher la nourriture fondamentale en termes d’humanité, celle qui fait vivre le cœur. Celui de l’autre, celui de Dieu, le mien.
Ce Carême 2018 se propose d’être un temps où le Christ nous apprendra la fraternité, une fraternité universelle. Le premier dimanche, où notre jeûne devient faim du pain rompu. Le second, où la fraternité transfigure l’autre. Le troisième, qui ouvre une source dans le cœur. Le quatrième, pour nous désaveugler les uns par rapport aux autres. Le cinquième dimanche enfin : la fraternité, pour se  réveiller, se relever – pour une vraie résurrection, personnelle et communautaire.
Pour que Pâques soit alors vraiment pour nous une fête de la Vie, celle de Dieu, vie partagée plus forte que nos chacun pour soi – une fête du printemps, celui de Dieu.
Frère Gabriel Nissim, op
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Paroisse Saint-Eustache
2 impasse Saint-Eustache
75001 Paris - 01 42 36 31 05

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9h30-19h en semaine
9h-19h le week-end