Editorial de la semaine

« Dieu aime qui donne avec joie… »

Ce samedi 24 juin, à Notre –Dame de L’Ouÿe un certain nombre de bénévoles au service de l’assemblée de Saint-Eustache, prennent le temps d’une récollection. Entre réflexion, rencontre et prière, il s’agit pour eux de revenir à la source, à la signification et à la fécondité de l’engagement d’un service bénévole pour la vie de la paroisse.

On peut le dire sans hésiter : il y a autant de manières de participer à la vie d’une assemblée qu’il y a de membres dans l’assemblée. Et chacune compte. En outre la façon d’envisager l’appartenance à l’assemblée et la participation à la vie d’une paroisse peut changer selon les moments de la vie de chacun. Il ne s’agit pas seulement de disponibilité en termes de temps mais plutôt en termes de discernement et d’engagement spirituel. Autrement dit, cela revient à se poser la question : de quoi l’assemblée à laquelle je prends part peut-elle avoir besoin ? En quoi puis-je apporter ma pierre à la construction et à la dynamique de  l’ensemble ?

Mais attention : le fond de la question n’est pas d’abord de « faire fonctionner » un ensemble, d’apporter de la main d’œuvre. On peut tout à fait concevoir que quelqu’un, sans jamais prendre place dans un organigramme, soit très présent à la vie de la paroisse en se tenant informé de tout ce qui s’y fait et en le portant dans une prière attentive. Et c’est une manière de s’impliquer – dont d’ailleurs l’ensemble ne peut se passer. Ce n’est évidemment pas la seule ! Mais, tout en restant à ce niveau d’un enjeu spirituel et évangélique, fraternel, il est tout à fait pertinent de se poser la question formulée plus haut et de se demander quel type d’engagement concret pourrait être utile pour que vive et, plus avant, pour que vive et témoigne au mieux la paroisse dont on est membre.

Il me semble que saint Paul indique une première caractéristique de la démarche d’engagement : « Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime qui donne avec joie » (2, Co 9, 6). L’apôtre engage à la libéralité ce qui revient à donner de bon cœur et d’un cœur simple.  C’est à l’intérieur de cette disponibilité de fond que l’on peut discerner les besoins auxquels il faut répondre et les réponses qu’à son niveau, chacun ou chacune peut apporter.

Je me suis souvent dit que la première chose que l’on trouve dans une communauté ou une assemblée, c’est ce que l’on souhaite y trouver et qu’on y apporte soi-même… Le Seigneur lui-même n’est pas avare de conseils ou de mots pour qui veut placer sa vie sous le signe du don. Le livre des Actes (20, 35) lui prête le dit : « Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ». L’Évangile lui-même rapporte ce qu’il dit à ses disciples lorsqu’il les envoie en mission : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10, 8) … Reçu quoi ? l’Évangile.

A chacun, chacune, d’entendre l’appel du Seigneur et d’inventer sa propre réponse.  L’Esprit, pour le bien commun comme pour tant d’autres choses, fait toujours du sur mesure !

Gilles-Hervé Masson, dominicain, vicaire.

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