le blog de Saint-Eustache

 

vendredi 9 mai 2008

Quelques photographies de la retraite et de la marche...

Il y a quelques jours, une cinquantaine de paroissiens ont participez à l'une des 2 propositions finales du Pèlerinage Urbain proposé cette année.

Voici quelques images, sans commentaires... Deux témoignages (de la retraite et de la marche) sont consultables dans la Feuille d'Informations Paroissiales de cette semaine.

Guettez le prochain numéro du journal FORUM Saint-Eustache, disponible dans quelques jours. Vous y trouverez des réflexions et témoignages de plusieurs participants





Edito - 11-05-2008 - Un Forum paroissial

Dimanche prochain, nous sommes invités à participer au Forum paroissial que Saint-Eustache organise à partir de 16h dans l’église. Nous nous réunirons sous le grand orgue jusqu’à 17h30, où il sera possible d’écouter l’audition d’orgue avant la messe de 18h.

Du Forum des Halles au forum paroissial

Saint-Eustache est situé dans un quartier où le mot « forum » désigne d’abord le vaste centre commercial souterrain. Cette signification est le fruit de l’histoire mouvementée de notre quartier, depuis la disparition du grand marché des Halles qui l’a structuré si longtemps. Pourtant, à l’origine, le mot désignait l’espace civil des villes romaines, où les citoyens participaient à la vie politique. Devant le développement du centre commercial, inauguré en 1979 comme « Forum des Halles », et surtout l’ouverture du nouveau Forum des Halles en 1985-1986, la paroisse Saint-Eustache a fondé une association « Forum Saint-Eustache », qui existe toujours, rassemblant des activités très variées, à la fois liées à la culture, avec l’organisation d’exposition de jeunes artistes, ou les fameux « concerts à la Pointe. » Car, malgré ce nom de « Forum Saint-Eustache », destiné à promouvoir un lien entre Saint-Eustache et son environnement le plus immédiat, c’est sous le nom de salle de la Pointe que ce lieu est connu ! Des travaux sont prévus depuis longtemps dans cette salle, mais des délais administratifs en retardent le lancement, ce qui est bien dommage... Dans l’intervalle, plusieurs groupes se rassemblent, en particulier le samedi après-midi, rassemblant bénévoles et habitants sans domicile de notre quartier.

Une initiative de l’Église à Paris

« Forum paroissial » indique en fait un rendez-vous qui se veut le plus large possible, donnant la possibilité à tous les acteurs habituels de la vie de Saint-Eustache de se retrouver, de mieux se connaître, et d’envisager ensemble ce qui semble souhaitable pour notre paroisse. Depuis deux ans, nous nous inscrivons dans la démarche de notre diocèse, initiée par Mgr Vingt-Trois en décembre 2005, qui vise à réfléchir ensemble sur la mission de l’Église à Paris. En octobre dernier, nous avons eu la visite pastorale de Mgr Patrick Chauvet ; il y a un mois, il est revenu présider une messe pour marquer la fin des visites pastorales dans tout le doyenné, et présenter l’initiative diocésaine des « Assises pour la mission. » Ce fut un excellent moment de rencontre et de partage avec les principaux acteurs des autres paroisses (Saint-Leu – Saint-Gilles, Saint-Merry, Sainte-Élisabeth, Saint-Nicolas des Champs). En 2008-2009, une nouvelle étape sera franchie, avec la proposition de plusieurs rendez-vous sur les douze thèmes qui ont émergé dans tout Paris, la culture, la solidarité, la famille, le dimanche, la formation du peuple chrétien, etc.

Un important rendez-vous pour Saint-Eustache !

Dimanche prochain 18 mai 2008, nous proposons donc ce petit moment de discussion et de concertation. C’est une excellente occasion pour Saint-Eustache de réfléchir sur la manière dont notre paroisse remplit sa mission au cœur de Paris, en partageant des expériences, en permettant des rencontres et des questions. À 16h, après un lancement relativement bref, pour indiquer dans quelle démarche diocésaine nous nous inscrivons, nous nous retrouverons en petits groupes d’échanges : vie liturgique, initiatives de solidarité, catéchisme, préparation au mariage, liens à CERISE, travail de la Commission d’art contemporain, accueil, état des trois groupes spirituels, propositions musicales, etc. Tous les secteurs de la vie de Saint-Eustache seront examinés ! À 17h15, nous nous retrouverons Salle des colonnes pour partager un petit moment convivial. Ce sera aussi le moment d’annoncer les propositions de Saint-Eustache l’année prochaine, dont on peut dire aujourd’hui qu’elles seront autour de saint Paul. Nous comptons beaucoup sur votre participation, et d’avance nous vous en remercions.

Luc Forestier, prêtre de l’Oratoire, curé de Saint-Eustache.

36 heures de musique 2008 - Nuit des Nouveaux Arts Sacrés 1.0

Cette année encore, nous renouvelons l'expérience des 36 HEURES DE MUSIQUE A SAINT-EUSTACHE.

Amateurs, Ecoles de musique du quartier, associations, groupes d'amis ou musiciens plus professionnels vous proposerons 36 heures de musique non-stop dont le programme vous sera communiqué ici très prochainement.



Saint-Eustache accueille cette année, en fil rouge, la 1ère édition de la NUIT DES NOUVEAUX ARTS SACRES, dont vous trouverez des informations complètes sur leur page My Space et dont voici le début du dossier de présentation :


Première édition pour cet événement qui semble à l’heure actuelle sans équivalent, et dont l’objectif serait : sous forme d’une manifestation de courte durée dans Paris, réussir à réunir et confronter universitaires (sociologues, étudiants, autres penseurs) et acteurs de l’univers pop culturel contemporain (musiciens, cinéastes, autres artistes), sur le thème du spirituel dans la musique et plus largement dans la pop culture. Le dénominateur commun étant le « bruit », notre musique quotidienne.

Accueillie dans l’enceinte de l’Eglise Saint Eustache, « La nuit des nouveaux arts sacrés » sera greffée et intégrée aux « 36 heures de musique de Saint Eustache » (fête de la musique), à la manière d’une carte blanche. En tant qu’illustration des thématiques abordées au cours des conférences ; concerts, performances et expositions s’enchaineront ce temps là, s’inscrivant de plein pied dans la volonté d’ouverture de l’Eglise sur l’art contemporain.

« L’art contemporain nous interroge sur le sens, sans pour autant résoudre cette interrogation en une simple explication ».

Notre intuition originelle découle de l’observation d’un spirituel sauvage au travail au sein de la pop culture ; et, de la demande pressante de réponses, d’éclairages à ce phénomène.

Notre désir est bien de faire émerger des possibilités de rencontres, de situations, entre des individus issus de sphères différentes (artistes et universitaires) dont le dénominateur commun serait leur réflexion sur la pop culture et le spirituel.

Nous souhaitons lier cet évènement aux principes de cohérence (entre aspects pratique et théorique) ; de partage d’émotions (et de communautés de valeurs) ; et de pérennité (prolonger la manifestation les années suivantes).

Au final l’idée serait que cette manifestation soit une étape vers l’élaboration d’une chaire universitaire de pop culture en France, comme il en existe à Londres et à Boston, avec derrière l’idée d’un triangle de la recherche.

Nous voudrions, pour ce premier événement, simplement rassembler la presse et le public autour de la question que nous posons : « comment retrouver la foi en la pop culture ? ». De cette manière, le décor sera planté : pour croire il faut comprendre, il faut pouvoir interroger le sens de ces œuvres qui constituent un motif pour la foi – les œuvres de la pop culture, constituant autour d’eux des faits religieux et ayant une dimension spirituelle. Dans la suite des événements, il s’agira en effet de tourner autour des œuvres de la pop culture, d’explorer leur sens.


La Nuit des nouveaux arts sacrés est parrainée par Jean Louis Bischoff (Docteur en philosophie, enseignant dans différentes écoles d'arts appliquées à Paris). J.L Bischoff, auteur du livre "Tribus musicales, spiritualité, et fait religieux : Enquête sur les mouvances rock, punk, skinhead, gothique, hardcore, techno, hip-hop."; et Etienne Blanchot (Conseiller artistique du festival Villette Sonique).

lundi 5 mai 2008

Concert - Corale Polifonica Nazariana - 24 mai 2008 à 20h

mardi 29 avril 2008

Edito - 27-04-2008 et 04-05-2008 - Un voyage vers le haut

Un certain nombre d’entre nous partent en pèlerinage ou en retraite. Ce départ aura lieu durant cette semaine où tous ensemble, nous célébrerons l’Ascension à Saint-Eustache. La fête de l’Ascension désigne une montée vers le Père. Le Seigneur a emporté avec lui notre nature. Il est monté au ciel, il est assis à la droite du Père. Imaginons le Fils de l’Homme à la droite de Dieu. Il pose un regard sur nous et, heureux d’être ainsi contemplés par lui, nous nous sentons également attirés vers le ciel. Notre vie se transforme en voyage vers le haut. J’aimerais donner à tous, ceux qui partent et ceux qui restent, le goût de ce voyage. J’aimerais que tous songions au ciel comme un monde possible : le Seigneur nous a ouvert ses portes. Cependant, n’oublions pas d’adopter l’attitude qui convient pour pouvoir envisager ce « nouveau monde » : une humilité dans laquelle la proximité du Christ ressuscité se découvre à nous.

Je propose à tous les paroissiens qui ne sont pas partis de méditer sur ce petit texte de Karl Rahner, théologien allemand (1904-1984). Qu’il nous donne de marcher « intérieurement », mais aussi de poursuivre à notre manière le Pèlerinage urbain de cette année, en communion avec les paroissiens qui seront au Bec-Hellouin et sur les routes de Saint-Jacques de Compostelle. Il nous suffira peut-être de simplement marcher dans les rues de Paris, en nous disant que chacun de nos pas est déjà un mouvement vers Dieu.

Yves Trocheris, prêtre de l’Oratoire, vicaire de Saint-Eustache

« Marcher, cela fait partie des choses les plus quotidiennes de notre vie de tous les jours. On n’y pense que lorsqu’on ne peut plus le faire, lorsqu’on est enfermé entre quatre murs ou paralysé. Alors on découvre que pouvoir marcher est une grâce et une merveille. Nous ne sommes pas plus des plantes attachés à un milieu donné et bien déterminé, nous cherchons nous-mêmes notre propre milieu, nous le transformons, nous choisissons, et nous allons notre chemin. Nous vivons en cheminant, nous nous transformons nous-mêmes, nous cherchons comme des gens qui doivent encore arriver. Nous sentons bien que nous voulons être des voyageurs qui ont un but, et non des gens errant dans un vide absolu. Nous nous sentons encore libres de nos mouvements dans la dure fatalité, pourvu seulement qu’il nous soit permis d’aller à la rencontre de cette contrainte. Nous parlons d’un cheminement de vie : les premiers chrétiens furent appelés en effet « adeptes de la Voie » Actes 9,2. S’il est juste de dire que nous ne devons pas être seulement les auditeurs de la Parole de Dieu, mais aussi que nous devons la mettre en pratique, l’Écriture nous dit également qu’il nous faut non seulement vivre dans l’Esprit, mais aussi marcher dans l’Esprit. Nous parlons du cours des événements de l’heureuse issue d’une entreprise, de l’accès à la compréhension, de la démarche trompeuse d’un homme ; nous parlons de ce qui est arrivé comme d’un précédent, du changement comme d’un passage, de la mort comme d’un déclin ; nous considérons l’avenir comme une montée, notre vie comme un pèlerinage, l’histoire comme une marche en avant ; nous tenons quelque chose de facile à comprendre comme "accessible", une décision comme un "pas". Dans la vie religieuse, comme dans la vie profane, la procession et le cortège font partie des coutumes d’une grande fête. Ces quelques indications suffisent à montrer combien nous considérons sans cesse notre vie toute entière d’après l’expérience première et fondamentale de notre marche quotidienne. Nous allons, et rien que par ce mouvement tout physiologique nous affirmons déjà qu’ici-bas nous n’avons aucune demeure permanente, que nous sommes en route, que nous ne sommes pas encore vraiment arrivés, que nous cherchons encore le but et que nous sommes véritablement des pèlerins, des voyageurs entre deux mondes, des hommes en transit, mus et se mouvant eux-mêmes, contrôlant le mouvement imposé et constatant que, dans le mouvement indiqué, on ne parvient pas toujours là où le chemin avait été tracé. Dans la démarche la plus simple qui est l’allure de celui qui suit et qui est libre, toute l’existence de l’homme est ainsi déjà vraiment là, posée devant lui, existence dont la foi du chrétien révèle le but et promet qu’il y parviendra : existence d’un mouvement sans fin qui se connait et sait qu’il n’est pas encore terminé, qui cherche et qui est sûr de trouver car (et ici encore nous ne pouvons parler autrement) Dieu lui-même vient dans la descente et dans le retour du Seigneur qui est notre avenir.

Nous marchons, nous devons chercher. Mais la fin véritable vient au devant de nous, elle nous cherche ; elle ne le fait cependant que dans la mesure où nous marchons et allons à sa rencontre. Et quand nous aurons trouvé, parce que nous fûmes d’abord trouvés, nous verrons bien que notre rencontre elle-même était déjà portée (et ce support, on l’appelle la grâce) par la puissance du mouvement qui parvient jusqu’à nous, par le mouvement de Dieu vers nous. »

Karl Rahner, Vivre et croire aujourd’hui, 1967, p. 17-19

lundi 28 avril 2008

Exposition O'raison de l'école Créapole à Saint-Eustache

mercredi 23 avril 2008

Auditions d'orgue - mai 2008

JEUDI 1er MAI 2008 – 17H30 – Vincent CROSNIER

  • Olivier MESSIAEN – Extraits de l’Ascension :
    • Alleluias sereins d’une âme qui désire le Ciel
    • Transports de joie d’une âme devant la gloire du Christ qui est la sienne
  • Marcel DUPRE - Choral et Fugue, Cortège et Litanie

DIMANCHE 4 MAI 2008 – 17H30 – Vincent CROSNIER

  • Olivier MESSIAEN – Apparition de l’Eglise éternelle – Monodie
  • César FRANCK - 3ème Choral en La Mineur

DIMANCHE 11 MAI 2008 – 17H30 – Francesco FILIDEI

  • Franz LISZT – Fantaisie et fugue sur Ad nos ad salutarem undam

DIMANCHE 18 MAI 2008 – 17H30 – Jean GUILLOU

  • Joseph HAYDN – Trois pièces
  • Jean GUILLOU – Enfantines
  • Georg Friedrich HAENDEL - 1er Concerto en Sol Mineur

DIMANCHE 25 MAI 2008 – 17H30 – Francesco FILIDEI

  • Franz LISZT (transcription F. Filidei) Années de Pèlerinage (2ème année Italie) :
    • Sposalizio – Il Penseroso – Canzonetta del Salvator Rosa
    • Après une Lecture de Dante (Fantasia quasi una Sonata)

ENTRÉE LIBRE

dimanche 20 avril 2008

Edito - 20-4-2008 - Pèlerinage urbain : marche et retraite

Dans quelques jours, deux groupes de paroissiens de Saint-Eustache vont se retrouver, ou bien à l’abbaye du Bec (Normandie) pour une retraite animée par le P. Gilbert Caffin, ou bien pour une marche entre Le Puy et Conques, animée par le P. Luc Forestier et les séminaristes de l’Oratoire. En quelques mots, le contenu de ces deux propositions est présenté à l’intention de ceux qui, pour différentes raisons, ne peuvent y participer.

Prier le « Notre Père »

Sans cesse nous revient en mémoire la demande des disciples, en voyant Jésus le faire : « Apprends-nous à prier ! » Les évangélistes Mathieu et Luc nous donnent des éléments de sa réponse que les premiers chrétiens déjà mirent en raccourcis de prière. Elle devient pour tous les chrétiens de toutes traditions la grande prière, le « Notre Père ». Au Carmel de Jérusalem il est gravé dans le cloître en un très grand nombre des langues des hommes. L’an dernier lors du pèlerinage au Mont Saint-Michel clôturant la route des Psaumes et regardant le « Notre Père » des chrétiens à la lumière des Psaumes, il nous est venu l’idée de prendre un jour le temps de méditer cette prière comme une sorte de table des matières de la prière chrétienne.

Un groupe s’est donc constitué au cours du Pèlerinage urbain pour réaliser ce projet. Cinq jours au calme « en retraite sur la montagne » qui sera un vallon normand près de Pont-Audemer dans la vénérable Abbaye du Bec Hellouin, tandis que d’autres prendront la route du Puy à Conques sur la non moins vénérable route de Saint-Jacques. Cette abbaye a été fondée au dixième siècle et se consacra particulièrement grâce à saint Anselme aux relations avec les chrétiens de Grande-Bretagne. Dispersée à la Révolution, la vie monastique reprit en 1948 grâce à une communauté des Olivétains, moines blancs fondés au quatorzième siècle au mont Oliveti en Italie. Ils reprirent l’héritage, y compris la relation avec l’anglicanisme. Ils fondèrent en 1976, le monastère d’Abu Gosh en Israël, sous le patronage de la France.

Nous serons ainsi soutenus par la prière de la communauté monastique de tradition bénédictine, constituée par les moines et les moniales du couvent tout proche associées à l’office et au projet de vie spirituelle. « Cela fait un peu peur de rester 5 jours chez les moines ! », avouait l’une d’entre nous. Certains/certaines ont déjà l’expérience d’un temps de retraite dans un couvent, en un lieu de silence, à l’écart, et témoignaient du grand bien que cela peut faire.

Il s’agira pour ce groupe de s’approprier la prière du Notre Père dans une remontée avec le Christ venu dans le monde appeler tous les pécheurs, pour nous rétablir à travers sa Pâques dans l’Amour de son Père et notre Père. Nous aurons la joie de le vivre en célébrant l’Ascension du Seigneur. Ainsi chaque demi journée sera consacrée à une phrase du Notre Père en commençant par la fin pour bien en amorcer la remontée à partir de notre condition présente sur la terre.

Dans la douceur du printemps de la campagne normande, au silence du recueillement de l’Abbaye, par les échanges de nos découvertes de la richesse du don que le Christ nous a laissé dans sa prière en réponse de la demande des Apôtres, puissions-nous vivre un moment reconstituant de Foi et d’Espérance.

Le souci de toute la paroisse Saint-Eustache y sera présent dans une solidarité de cœur avec tous, les plus proches et les plus passagers, les fidèles de nos célébrations dominicales et les visiteurs en tout genre de notre église au cœur de Paris. Par eux, nous essaierons de nous placer en lien avec tous les hommes de ce temps, auprès du Père de Celui qui attire tout à Lui pour le donner à son Père. Un lien affectueux et privilégié se gardera tout au long avec les marcheurs vers Conques.

Méditation, Découverte, Solidarité, maîtres mots confiés à l’Esprit qui nous pousse au désert, seulement pour cinq jours !

Gilbert Caffin, prêtre de l’Oratoire, vicaire à Saint-Eustache


La Bible par les pieds

Durant la semaine qui encadre les célébrations de l’Ascension du Seigneur, un groupe de paroissiens va pèleriner entre deux hauts-lieux de la spiritualité chrétienne en France, Le Puy-en-Velay et Conques (en Rouergue), sur la Via podensis, la route qui mène de la Vierge du Puy jusqu’à Saint-Jacques de Compostelle. La traversée des plateaux de l’Aubrac est toujours un grand moment de communion avec la création, propice aux ruminations intérieures.

Ce ne sont rien moins que six grands textes bibliques qui rythmeront et nourriront notre méditation pédestre. Nous serons invités à une appropriation « ambulante » de l’Ecriture, que nous traverserons selon une coupe longitudinale : d’abord l’histoire de Joseph, fils de Jacob, nous mettra au contact du temps des Patriarches ; puis la figure de Moïse sera évoquée dans le livre du Deutéronome ; les « confessions » de Jérémie seront l’occasion de découvrir le lien intime qui unit le prophète à Dieu ; quelques pages de Qohélet (l’Ecclésiaste) nous feront redécouvrir la sagesse juive ; puis, dans le Nouveau Testament, l’Epître aux Hébreux nous fera contempler le Christ, grand-prêtre de la nouvelle alliance ; enfin la vision grandiose de la Jérusalem céleste, parée comme une fiancée, au livre de l’Apocalypse, nous accompagnera dans les derniers kilomètres de cette route ! Le tout serti dans la prière des Psaumes, la saveur de quelques textes évangéliques et la liturgie de l’Église…

Goûter autrement la Parole de Dieu, en la laissant résonner en nous au milieu des rêveries, cogitations, ressassements, émerveillements, fatigues qui nous traverseront aussi, voilà une belle manière d’expérimenter que le spirituel est toujours charnel, selon le mot essentiel de Péguy. Ultreïa !

Jérôme Prigent, séminariste à l’Oratoire

mardi 15 avril 2008

Choeur Vincent d'Indy

Concert 15 Avril 2008 à 20h45. Grande messe en Ut mineur de W.A Mozart. Direction Patrice Holiner.

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Concert - Percussions de Strasbourg - Festival Agora - mercredi 4 juin, 22h

Dans le cadre du festival Agora
Mercredi 4 juin, 22h

LE NOiR DE L’ÉTOiLE
PROLOGUE

  • Les Percussions de Strasbourg
  • Gérard Grisey Le Noir de l’étoile
  • Production Ircam-Centre Pompidou.

Le Noir de l'Etoile est la rencontre entre six percussionnistes spatialisés et le signal sonore d’une étoile mourante, Véla, capté par un gigantesque radiotélescope. Musique avec pulsar obligé, dont les tempi et l’heure de la présentation s’accordent sur cette horloge lointaine : telle fut l’idée originelle de l’œuvre conçue par Grisey lors de ses séjours à Berkeley en Californie. La voix de l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet introduit cette étude sur les temps et les rythmes, qu’un pulsar invité, en « tambourineur céleste », interrompra par ses derniers crépitements.

plein tarif : 17 € / tarif réduit 12 € / 10 € avec le pass Agora
réservations : 01 44 78 12 40
informations : 01 44 78 48 16

www.ircam.fr

Edito - 13-04-2008 - En marche vers le diaconat !

Dans l’évangile selon saint Matthieu (14, 28) : « Pierre lui dit : ‘‘Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux ! Viens ! dit le Seigneur.’’ » Si ce verset – de l’évangile de Mathieu – n’est pas retenu par la liturgie que nous offre l’Église en cette « Journée mondiale de prière pour les vocations », je le propose néanmoins à votre méditation, pour me rapprocher de vous, membres de la communauté paroissiale de Saint-Eustache, et dans un même mouvement, vous associer à ma démarche.

C’est dans ce « Viens » du Seigneur qu’est synthétisé l’appel qui me concerne et pour lequel j’ai été officiellement admis candidat au diaconat le 28 mars dernier, à la Cathédrale Notre Dame de Paris, pour notre diocèse. Certains parmi vous étaient présents, pour m’accompagner et représenter la communauté de Saint-Eustache dans cette démarche à travers laquelle notre cardinal-archevêque reconnait un appel pour ce ministère de service.

Mais qu’est-ce donc que ce ministère diaconal ? Même si plus de quarante ans après le Concile Vatican II, le contenu précis du diaconat reste objet de nombreux débats, on peut toutefois considérer que ses missions sont de trois ordres. Le diacre reçoit l’ordination pour le ministère de la charité, de la parole et de la liturgie. Un ministère triple se mettant en œuvre de manière concentrique, prenant racine dans l’unique centre qui est le Christ Serviteur. On ne peut pas parler de cercle sans en fixer tout d’abord le centre, où appuyer le compas. C’est le centre qui définit le cercle, tout comme le Christ Serviteur définit le triple ministère diaconal. À l’ordination, le diacre reçoit de l’évêque, successeur des apôtres, le commandement d’annoncer l’Évangile. Cela implique, en soi, un changement profond de son être. Dans la personne du diacre le souffle de l’Esprit Saint s’unit au souffle physique de l’homme afin que tout ce qu’il prêche et enseigne soit plus qu’une simple voix humaine. Il y a quelques années, un homme sur le point d’être ordonné faisait la réflexion suivante au cardinal Lustiger : « Monseigneur, je ne suis pas digne d’être ordonné… ». Le cardinal, avec l’esprit qui le caractérisait, répondit tout de go :'' « Mon pauvre ami, si j’attendais des hommes dignes pour les ordonner, nous n’aurions ni prêtre, ni diacre ! »''.

C’est pourquoi je vous demande aujourd’hui, et jusqu’au jour de l’ordination, le soutien de votre prière pour continuer à avancer dans cet appel que me lance le Seigneur. Priez avec moi et pour moi, pour le chemin de conversion, de disponibilité qui reste à parcourir pour arriver jusqu’à l’ordination, pour le service de l’Église et de mes frères. Je vous le demande parce que c’est en grande partie à Saint-Eustache que j’ai grandi avec cette vocation.

Dans les semaines qui vont venir, nous aurons l’occasion de creuser ensemble la particularité de ce ministère diaconal, notamment lors d’un prochain forum organisé par la paroisse, le dimanche 18 mai à 16h.

C’est dans ce « Viens » que se dit toute vocation à suivre Jésus, dans toute la vie baptismale, dans le mariage, dans la vie consacrée, la vie diaconale et sacerdotale. Prions ensemble, les uns avec les autres, les uns pour les autres, afin que dans la confiance, nous acceptions d’être bousculés dans nos certitudes, nos conforts, nos peurs et nos manques, pour savoir écouter, reconnaître et répondre favorablement à l’appel personnel et particulier que le Seigneur lance à chacun de nous à le suivre.

Patrice CAVELIER

19e Festival d'Orgue de Saint-Eustache - mai-juin 2008

Le 19e Festival d'Orgue de Saint-Eustache aura lieu prochainement.

Réservez vos places sur le site de la FNAC !

mercredi 9 avril 2008

Auditions d'orgue - avril 2008

DIMANCHE 6 AVRIL 2008 – 17H30 – Jean GUILLOU

  • Julius REUBKE - Sonate pour orgue en Ut Mineur

DIMANCHE 13 AVRIL 2008 – 17H30 – Jean GUILLOU

  • VIVALDI/BACH – Concerto en Ré Mineur
  • Franz LISZT - Prometheus

DIMANCHE 20 AVRIL 2008 - 17H30 – Jean GUILLOU

  • Franz LISZT – Orpheus (version syncrétique de J. Guillou)
  • Franz LISZT – Fantaisie et Fugue sur B.A.C.H.

DIMANCHE 27 AVRIL 2008 – 17H30 – Leonid KAREV

  • Félix MENDELSSOHN – Sonate pour orgue n° 6
  • Olivier MESSIAEN – "Dieu parmi nous"

ENTRÉE LIBRE

mardi 8 avril 2008

Souvenir du Pèlerinage Urbain à Notre-Dame de Paris

Vendredi 4 avril,19 heures , pour une cinquantaine de paroissiens, cette semaine de travail trouve son point d’orgues… en silence, à NOTRE DAME de Paris, dans le cadre de la sixième étape du Pèlerinage urbain proposé par Saint-Eustache.



Un moment d’exception : une soirée dans la cathédrale pour nous seuls.

Le recteur-archiprêtre, Mgr Patrick Jacquin nous accueille solennellement, rappelant le rôle éminent que joue Notre Dame de Paris accueillant, certains jours, près de 60 000 visiteurs de tous pays.

Au-delà de cet engouement de masse, l’attachement et la ferveur des Parisiens ne se dément aucunement : Notre Dame demeure le symbole du dynamisme du diocèse de Paris, porté notamment par le cardinal Mgr Vingt-Trois lors des grandes célébrations annuelles et présent à la messe du dimanche soir.



Puis, M. Jean Pierre Cartier, historien érudit, vibrant d’enthousiasme, nous fait revivre la construction de l’édifice qui va s’étaler sur près d’un siècle. Il nous rend proche, voire familier, ce haut lieu, lorsque résonnent en nous les paroles de PIERRE « …soyez les pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel… » : l’instant suspendu où passé présent et futur ne font qu’un.



Nous pénétrons le chœur de la cathédrale, prenant place dans les célèbres stalles, où planent encore les enseignements des chanoines. L’impressionnante pieta du maître-autel est pleine d’espoir, illuminée par l’or de l’immense croix qui domine et structure tout l’espace de la cathédrale. Toutes les strates historiques de la création artistique cohabitent, jusqu’à l’autel et son ambon contemporains adaptés à l’actuelle liturgie.



Lectures des Ecritures, psaumes, méditations et sourire intemporel de la Vierge à l’Enfant, dédicace de la cathédrale à MARIE.

La fusion avec ce symbole vivant qu’est Notre Dame est total, lorsque chacun trouve sa place, dans un long silence, faisant corps avec l’universalité du message de la BONNE NOUVELLE.



Bien plus qu’une soirée de privilèges, c’est une soirée d’appel à vivre intimement la présence du Christ, bien au-delà du prestige d’un édifice religieux.

Jean Louis Azizollah, paroissien, membre de l'Equipe Pastorale.

Souvenir du Pèlerinage Urbain à l'Église orthodoxe Saint-Serge

Danièle, paroissienne de Saint-Eustache, nous livre cette petite méditation, à l'issue de cette nouvelle étape du pèlerinage urbain...

La colline St Serge, ce 30 mars.

Merci à St Eustache pour ce temps à l'église de la rue de Crimée. Nous "étions St Eustache" tout près des Saints de l'iconostase à nous laisser imprégner de leur grandeur, douceur et force pendant les vêpres. Nous étions aussi "avec" ceux qui ont fait que cette église existe. Merci de nous avoir fait avancer dans la connaissance de l'Orthodoxie. Grâce au petit fascicule acheté à la librairie, depuis trois jours, je médite sur " Humilier son âme par le jeûne". Je n'avais jamais rien lu à propos du jeûne d'aussi clair, simple pour "susciter et soutenir la vie profonde du coeur " (page 26). St Thomas ne doit pas y être pour rien dans ces joies d'union. Il ne s'était écoulé que six heures environ entre l'homélie à propos de Jean 20,19-31 et la voie de réflexion sur laquelle père Forestier nous avait engagés : "n'en restons pas à penser cadavre". Bien sûr, chacun a "sa" plaie et apprend au fil de ses jours, dans sa prière personnelle et celle qu'il fait en Eglise, que le Corps de son Seigneur en est marqué, porte la blessure qui nous est personnelle et lui murmure "mon Dieu" Les baptisés qui communient au Corps de Jésus sont ce Corps couvert de stigmates. Où qu'ils habitent, ils se retrouvent côte à côte pour proclamer "Je crois" en Notre Père, en son Fils, en l'Esprit Saint.

Merci à vous père Caffin qui, lors du "pot" que nous prenions, dans la salle réfectoire de chez nos frères orthodoxes, nous expliquiez, que ceux qui "écrivent" les icônes en priant et jeûnant, représentent les Saints dans leurs corps de ressuscités. Mon Dieu, notre Dieu, fais nous "voir", à chaque fois que c'est possible, nos proches ainsi.

Danièle